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Islam - Les pèlerins achèvent le rite de lapidation de Satan La grande mosquée de La Mecque, dernière étape du haj

Les pèlerins musulmans achevaient hier à Mina la lapidation de Satan, symbolisé par des stèles, pour se rendre à la grande mosquée de La Mecque, dernière étape du pèlerinage annuel en Arabie saoudite. La vallée de Mina, un lieu désertique à environ 5 km à l’est de La Mecque, offrait hier l’image d’un champ de bataille. Partout, il y avait des flaques d’eau, des cadavres de bouteille en plastique, des épluchures d’orange et de banane, des sacs de fast-food, mais surtout des cartons transformés en tapis de fortune pour la prière. Ici, une escouade de pèlerins yéménites, les barbes teintes au henné, se prélassent en égrenant leur chapelet. Là, se tient un groupe de vieux Afghans, dont certains s’échinent à soulever un ballot sur le point de craquer et de déverser son contenu hétéroclite, sous le regard amusé d’un policier, un bâton à la main, un chapelet dans l’autre. Des milliers d’autres pèlerins lançaient leurs dewrnières pierres dans un ultime assaut contre Satan, symbolisé par trois stèles, une étape à haut risque, mais qui s’est déroulée jusqu’à présent sans incidents notables. Selon la tradition, c’est à Mina que Satan surgit à trois reprises, d’abord devant Abraham puis devant sa femme Hagar, ensuite devant leur fils Ismaïl. Pour lui signifier leur mépris, Abraham et sa famille lui lancèrent chaque fois sept cailloux. Ce geste a été perpétué par les musulmans. Chacun des quelque 2,5 millions de fidèles est tenu de lancer, durant trois jours, au total 21 cailloux sur chacun des trois blocs de béton hauts d’environ 25 mètres, soit près de 150 millions de projectiles. C’est pourquoi des milliers d’éboueurs ont été mobilisés dans les sanctuaires, et pour ramasser cailloux et autres détritus. Le rituel de la lapidation terminé, les fidèles se rendent avant le crépuscule à la grande mosquée de La Mecque pour un « tour d’adieu » à la Kaaba. Ceux qui le souhaitent se rendront à Médine, le deuxième sanctuaire dans le royaume, qui abrite la mosquée du prophète Mohammad. À leur départ, « Douyouf Allah » (les hôtes de Dieu) auront accumulé des kilos de bagages qui s’entassent devant les hôtels et les immeubles-dortoir. Ils raflent tout : chaînes hi-fi, magnétophones, transistors, appareils photo, chapelets, tapis, khôl, henné, encens, parfums, mais surtout de l’eau de Zamzam, censée posséder des vertus miraculeuses. Selon la tradition, l’eau de Zamzam a jailli d’un coup de bâton magique frappé par l’archange Gabriel sur le sol rocailleux de La Mecque pour sauver d’une soif mortelle le bébé Ismaïl et sa mère Hagar. Les pèlerins ramènent aussi un exemplaire du Coran offert par « le serviteur des deux saintes mosquées », aujourd’hui le roi saoudien Abdallah ben Abdel Aziz. Le haj est l’un des cinq piliers de l’islam que tout musulman, selon le Coran, se doit de faire au moins une fois dans la vie s’il en a les moyens. Le pèlerinage a été marqué cette année par la participation pour la première fois du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Les pèlerins musulmans achevaient hier à Mina la lapidation de Satan, symbolisé par des stèles, pour se rendre à la grande mosquée de La Mecque, dernière étape du pèlerinage annuel en Arabie saoudite.
La vallée de Mina, un lieu désertique à environ 5 km à l’est de La Mecque, offrait hier l’image d’un champ de bataille. Partout, il y avait des flaques d’eau, des cadavres de bouteille en plastique, des épluchures d’orange et de banane, des sacs de fast-food, mais surtout des cartons transformés en tapis de fortune pour la prière.
Ici, une escouade de pèlerins yéménites, les barbes teintes au henné, se prélassent en égrenant leur chapelet. Là, se tient un groupe de vieux Afghans, dont certains s’échinent à soulever un ballot sur le point de craquer et de déverser son contenu hétéroclite, sous le...