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Actualités - Chronologie

Les regards sont tournés vers Nicolas Sarkozy... Khalil FLEYHANE

Tous les regards sont tournés vers Paris pour savoir si le président français Nicolas Sarkozy tiendra parole et dénoncera ceux qui empêchent l’élection du général Michel Sleimane à la présidence de la République. Une source diplomatique affirme que le chef de l’État français nommera directement l’Iran et la Syrie, et que Paris, l’Union européenne en général et les États-Unis devraient prendre des mesures qui aboutiront à une plus grande rupture avec Damas et Téhéran. Nul ne sait pour l’instant quelle forme cette « rupture » pourrait prendre, ou sur quel domaine elle pourrait porter (diplomatique, économique...), mais cette source diplomatique précise que ceux qui sabotent et torpillent subiront un « choc puissant ». Cependant, un émissaire français pourrait encore débarquer à Beyrouth dans les prochaines heures pour proposer des garanties à la majorité et à l’opposition et les inciter à amender la Constitution pour élire le général Sleimane. Ce n’est qu’à l’issue de cette dernière initiative visant à éviter une confrontation que Nicolas Sarkozy mettra ses paroles à exécution. Sur un autre plan, une source politique précise que la visite du sous-secrétaire d’État US, David Welch, est venue compléter l’initiative française, et non pas s’y substituer. Durant ses contacts, le responsable américain aurait surtout insisté sur le fait qu’aucun marché n’a été conclu avec Damas au détriment du Liban et de la présidentielle, et que rien n’a changé après Annapolis. Loin de proposer une nouvelle médiation, David Welch s’est contenté de transmettre le même message que Nicolas Sarkozy aux pays qui entravent la tenue de l’élection présidentielle. M. Welch a également critiqué les députés de l’opposition, appelant les parlementaires à assister à la séance sans se contenter de rester dans les couloirs du Parlement. Il a enfin estimé qu’il n’y avait aucun motif pouvant justifier le retard du vote. Des observateurs ont cependant noté deux points spécifiques durant la visite du responsable américain. D’abord, son message concernant le rôle fondamental des chrétiens, une première depuis les années 70 de la part des États-Unis. Ensuite, son boycott du général Michel Aoun, et ce alors même que ce dernier vient d’être institué négociateur en chef par l’opposition, un genre de boycott dû notamment aux rapports du chef du CPL avec le Hezbollah, et qui rappelle celui dont avait été victime Émile Lahoud jusqu’à la fin de son mandat. D’autant que, soulignent ces observateurs, David Welch se trouvait à quelques mètres du domicile du général Aoun à Rabieh durant son entretien avec le ministre de la Défense, Élias Murr.
Tous les regards sont tournés vers Paris pour savoir si le président français Nicolas Sarkozy tiendra parole et dénoncera ceux qui empêchent l’élection du général Michel Sleimane à la présidence de la République.
Une source diplomatique affirme que le chef de l’État français nommera directement l’Iran et la Syrie, et que Paris, l’Union européenne en général et les États-Unis devraient prendre des mesures qui aboutiront à une plus grande rupture avec Damas et Téhéran. Nul ne sait pour l’instant quelle forme cette « rupture » pourrait prendre, ou sur quel domaine elle pourrait porter (diplomatique, économique...), mais cette source diplomatique précise que ceux qui sabotent et torpillent subiront un « choc puissant ».
Cependant, un émissaire français pourrait encore débarquer à Beyrouth dans les...