Monaco se déplace à Marseille demain lors de la 17e journée de L1 avec l’une des défenses les plus hermétiques de l’élite (16 buts, 4e ex-aequo avec Valenciennes, Saint-Étienne et Lens).
Avant de rompre face à Laslandes dans les ultimes secondes du dernier Monaco-Nice (1-1) samedi dernier, le gardien Flavio Roma, revenu à son meilleur niveau, restait même sur 490 minutes d’invincibilité. Décryptage.
Une prise de conscience
collective
Après avoir perdu cinq rencontres de L1 consécutives entre septembre et octobre, les cadres du groupe (Roma, Bernardi, Modesto) montèrent au créneau en interne. « Après notre série noire, on s’est vraiment mis au travail, insiste Ricardo. Auparavant, on était installé dans le confort dû à notre bon début de saison en trompe-l’œil. On avait tort. On l’a payé cher. » En parallèle, l’attaquant Piquionne intervint également, demandant que soit organisée une réunion collective et informelle hors du centre d’entraînement. Elle eut lieu fin octobre. Chacun put s’exprimer. S’ensuivit la victoire à Rennes (1-0), considérée par tous comme le déclic. Sylvain Monsoreau résume : « Il y avait un but commun, avec beaucoup de solidarité, d’envie. Une âme est née là-bas. On s’est rappelé qu’on n’était rien sans les autres. On doit alimenter cela. » Depuis, Monaco n’a plus perdu. Et l’équipe démontre « une agressivité soutenue à chaque rencontre », selon Bernardi.
Une nouvelle
orientation stratégique
Lors de la « période noire », les cadres, joueurs essentiellement à caractère défensif, insistèrent auprès de Ricardo pour solidifier le milieu. La mise en place du trio Leko-Perez-Bernardi y contribua. « Cela nous a permis de reprendre confiance collectivement », analyse Roma. « On a eu plus de facilité pour défendre, enchaîne François Modesto. Dans cette configuration, on subit moins. » Le défenseur corse note également l’évolution « positive du comportement de chacun ». « Aujourd’hui, on ressent la différence, souligne Diego Perez. On est en confiance. Toute l’équipe s’est mis en tête de défendre. » D’ailleurs, même si Ricardo préfère depuis Meriem, plus offensif, à Leko, l’équilibre n’est pas rompu.
Ricardo a tranché
La cohérence qui se dessine est aussi due au fait que Ricardo a enfin fait des choix. Bolivar et Cufré, titulaires indiscutables l’an passé, ont été relégués sur le banc. Le jeune Muratori a supplanté Berthod, acheté 2,5 M d’euros à Lyon cet été, au poste de latéral gauche. Le technicien brésilien a donc défini six titulaires dans la zone défensive. Au gardien Roma, s’ajoute la ligne Adriano-Modesto-Monsoreau-Muratori, et le milieu Perez. « Cela a été un chantier, confie Ricardo. Désormais, ils savent comment faire, dans l’organisation, l’agressivité et la concentration. » Le Brésilien Adriano le confirme. « Depuis un moment, on reste les quatre mêmes derrière, dit-il. On sent débuter une harmonie. On travaille bien les uns avec les autres. » « Mais attention, conclut Ricardo en forme d’avertissement. Cela reste fragile. Il n’est plus question de replonger dans le confort. La mobilisation doit donc être générale. »
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Avant de rompre face à Laslandes dans les ultimes secondes du dernier Monaco-Nice (1-1) samedi dernier, le gardien Flavio Roma, revenu à son meilleur niveau, restait même sur 490 minutes d’invincibilité. Décryptage.
Une prise de conscience
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Après avoir perdu cinq rencontres de L1 consécutives entre septembre et octobre, les cadres du groupe (Roma, Bernardi, Modesto) montèrent au créneau en interne. « Après notre série noire, on s’est vraiment mis au travail, insiste Ricardo. Auparavant, on était installé dans le confort dû à notre bon début de saison en trompe-l’œil. On avait tort. On l’a payé...