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Actualités - Chronologie

Diplomatie À Alger, Sarkozy dénonce le système colonial

Dans une intervention devant des chefs d’entreprise algériens et français, le président français Nicolas Sarkozy a dénoncé hier à Alger le système colonial, et appelé à combattre à la fois l’antisémitisme et l’islamophobie. « Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République: liberté, égalité, fraternité », a déclaré M. Sarkozy, quelques heures après son arrivée à Alger. « Mais il est aussi juste de dire qu’à l’intérieur de ce système, il y avait beaucoup d’hommes et de femmes qui ont aimé l’Algérie, avant de devoir la quitter. Oui, des crimes terribles ont été commis tout au long de la guerre d’indépendance, qui a fait d’innombrables victimes des deux côtés », en soulignant que « c’est toutes les victimes que je veux honorer ». M. Sarkozy a aussi appelé à combattre « avec une détermination sans faille toute forme de racisme, d’islamophobie et d’antisémitisme ». « Le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme ne s’expliquent pas, ils se combattent. Ce qui vaut pour la France vaut partout ailleurs. Il n’y a rien de plus semblable à un antisémite qu’un islamophobe. Tous deux ont le même visage, celui de la bêtise et de la haine », a ajouté le président français. Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par une vive polémique déclenchée par les propos du ministre algérien des Moujahidine (Anciens combattants) Mohammad-Chérif Abbas, sur les origines juives du chef de l’État français et sur le soutien que lui apporterait un prétendu « lobby juif », qui serait, selon lui, le « véritable architecte de l’ascension (de M. Sarkozy) au pouvoir ». Arrivé hier en milieu d’après-midi à Alger pour sa première visite d’État en Algérie, M. Sarkozy avait été accueilli par son hôte algérien Abdelaziz Bouteflika, avec lequel il a immédiatement eu un premier entretien à la résidence d’État de Zeralda, avant d’assister à un forum des chefs d’entreprise algériens et français. M. Bouteflika avait désavoué son ministre, et M. Sarkozy avait calmé le jeu en maintenant sa visite en Algérie où, a-t-il dit, il se rendait « en ami ». Le président Sarkozy a par ailleurs confirmé devant les patrons français et algériens que des sociétés françaises allaient signer pour plus de 5 milliards d’euros de contrats.
Dans une intervention devant des chefs d’entreprise algériens et français, le président français Nicolas Sarkozy a dénoncé hier à Alger le système colonial, et appelé à combattre à la fois l’antisémitisme et l’islamophobie.
« Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République: liberté, égalité, fraternité », a déclaré M. Sarkozy, quelques heures après son arrivée à Alger. « Mais il est aussi juste de dire qu’à l’intérieur de ce système, il y avait beaucoup d’hommes et de femmes qui ont aimé l’Algérie, avant de devoir la quitter. Oui, des crimes terribles ont été commis tout au long de la guerre d’indépendance, qui a fait d’innombrables victimes des deux côtés », en soulignant que « c’est toutes les victimes que je...