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Actualités - Opinion

Mission impassible

Mission accomplie ! Et en arrière toute par la même occasion… À part envisager de bricoler une fois de plus la Constitution, notre classe politique en état de capilotade avancée n’a même pas encore été fichue de se choisir un pouf à la tête du pays. Pourtant ils ne manquent pas, les blaireaux qui palpitent à l’idée de présider cette raie publique bananière dont il ne reste que la peau. Y a qu’à se baisser pour en ramasser. Enfin, tout cela n’est pas trop mal : un salaire de moins payé par le contribuable, c’est toujours ça de pris. Encore quelques semaines de ce cirque, et l’on finira par réaliser l’inutilité de la fonction. Ne reste plus qu’à se convaincre de la futilité des deux autres potiches à califourchon sur Aïn el-Tiné et le Sérail. Istiz Nabeuh d’abord, qui a viré commissaire-priseur depuis qu’on lui a appris à calculer la différence entre la moitié plus un et deux tiers de 127 ; Rictus oblicus ensuite, qui en est réduit à prier Saint Maron en syriaque pour rassurer le Patriarche, dans l’espoir d’entendre un jour le « son du quorum, le soir, au fond de la langue de bois ». Et puis, parlant de patriarche, y en a un autre qui tient salon à Rabieh. Lui, c’est un rapide. Il n’y a pas si longtemps, il s’était déjà autoproclamé roi. La semaine prochaine, promis juré, il se fera bombarder Pape. Ne manque plus que Dieu à son tableau de chasse, mais le label est déjà pris par le parti de son copain barbu des cavernes, qui lui est en liaison satellite directe avec le Créateur. Tout cela ne laisse pas beaucoup de place à un futur président de la République. Heureusement qu’il nous reste le tendre souvenir d’une image bucolique : Émile 1er le Prolongé-Terminé éructant une dernière bordée d’insultes à l’adresse du Signoret et de son gouvernement abrégé, avant de se tirer fissa vers sa voie de garage. S’il y en a un qui doit se sentir indispensable aujourd’hui, c’est bien le bidasse de la Garde présidentielle qui continue de faire sa corvée de pas de l’oie à l’entrée de la coquille vide de Baabda. Un petit air d’Athènes où les evzones du vieux palais royal sans roi gesticulent pour les touristes. Finalement, c’est lui, notre vrai président… Gaby NASR
Mission accomplie ! Et en arrière toute par la même occasion… À part envisager de bricoler une fois de plus la Constitution, notre classe politique en état de capilotade avancée n’a même pas encore été fichue de se choisir un pouf à la tête du pays. Pourtant ils ne manquent pas, les blaireaux qui palpitent à l’idée de présider cette raie publique bananière dont il ne reste que la peau. Y a qu’à se baisser pour en ramasser.
Enfin, tout cela n’est pas trop mal : un salaire de moins payé par le contribuable, c’est toujours ça de pris. Encore quelques semaines de ce cirque, et l’on finira par réaliser l’inutilité de la fonction. Ne reste plus qu’à se convaincre de la futilité des deux autres potiches à califourchon sur Aïn el-Tiné et le Sérail. Istiz Nabeuh d’abord, qui a viré...