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Marseille ou le grand saut périlleux de Liverpool

La défaite de Marseille mercredi à Besiktas en Ligue des champions a un goût de Porto : comme sur la pelouse du Dragao le 6 novembre et sur le même score (2-1), l’OM reste sur l’impression frustrante d’avoir globalement dominé son sujet, avant de laisser échapper le résultat. Et voici que s’annonce Liverpool le 11 décembre... Ce match, qui faisait saliver tout Marseille dès le tirage au sort, prend donc pour de bon un tour dramatique et décisif. Car l’une des deux équipes sera privée d’une qualification en 8es de finale. L’OM, qui doit au moins faire match nul, a des arguments à présenter, mais cumule aussi certains handicaps. Les motifs d’espoir Des occasions, enfin. Lors de son pathétique début de saison, Marseille était d’une rare indigence offensive. Depuis quelques semaines, la donne a changé. La relation milieux-attaquants s’est améliorée et ceux-ci disposent enfin de munitions. Du coup, les opportunités sont logiquement plus nombreuses. Comme à Besiktas ou à Porto. Du mieux dans la construction. C’est évidemment la clé de tout. L’OM a certes peiné une bonne partie de la première mi-temps, subissant l’étreinte turque. Mais dans une ambiance ne favorisant pas franchement la communication sur le terrain, les Marseillais ont ensuite nettement mieux contrôlé la situation, soucieux de se projeter vers l’avant dès la récupération du ballon. Une capacité à se transcender pour les grandes affiches. L’exploit à Liverpool à l’aller (1-0) l’a démontré : cette équipe sait honorer les rendez-vous de prestige. Elle l’a confirmé à Lyon, à Porto aussi malgré la défaite. Elle l’avait également prouvé en début de saison au Paris-SG (1-1). Le Vélodrome attend ça. Gerets l’a rappelé dès la fin du match : avec son public, l’OM aura un atout de poids. C’est une évidence et, malgré la présence attendue de nombreux supporteurs anglais et ses sautes d’humeur cette saison, le Vélodrome devrait honorer ce rendez-vous, qu’il attend avec gourmandise depuis le tirage au sort. Dans un passé récent, lors de la jolie campagne en Coupe de l’UEFA en 2004, c’est dans une atmosphère de feu que Liverpool était d’ailleurs tombé (2-1) en 8es de finale retour. Les handicaps Une certaine « Niang-dépendance ». Niang n’a pas marqué mercredi et l’OM a perdu. Ce n’est certes pas la première fois, mais le constat est récurrent : l’OM a (trop) besoin de l’attaquant sénégalais, qui assure à lui seul plus de la moitié des buts de l’équipe. Les carences actuelles de Cissé, au jeu trop stéréotypé et qui, selon Gerets, « aurait pu être le héros du match » s’il avait transformé ses occasions, rendent il est vrai la situation d’autant plus délicate. Mais il manque clairement dans cette équipe des joueurs capables de marquer 5-6 buts par saison, par exemple sur des frappes lointaines. Ni Ziani ni Zenden, recrutés aussi pour leur présumé rendement offensif, n’ont su le faire jusqu’à présent. Tant que les milieux ne prendront pas de temps à autre ce relais-là, l’OM vivra avec cette « Niang-dépendance ». Fin tacticien, l’entraîneur de Liverpool, Rafael Benitez, l’aura évidemment remarqué. De la difficulté à tenir un résultat. Comme à Porto, Marseille, insuffisamment concentré, a craqué mercredi en fin de partie, après avoir connu pareille mésaventure à Saint-Étienne. Savoir préserver un nul est le signe des équipes matures. L’OM, qui pourrait précisément se qualifier avec ce résultat, a encore du chemin à faire sur ce terrain-là. Le côté de la défense, chantier récurrent. Zubar a été dépassé à droite, Taiwo a mal anticipé à gauche l’attaque amenant le second but turc : les latéraux ont de nouveau souffert mercredi. Le mercato d’hiver devrait apporter du sang neuf dans ce secteur. Mais face à la percussion de Liverpool, qui n’a plus du tout la même allure poussive que lors de la victoire marseillaise à Anfield, la tâche sera rude...
La défaite de Marseille mercredi à Besiktas en Ligue des champions a un goût de Porto : comme sur la pelouse du Dragao le 6 novembre et sur le même score (2-1), l’OM reste sur l’impression frustrante d’avoir globalement dominé son sujet, avant de laisser échapper le résultat.
Et voici que s’annonce Liverpool le 11 décembre... Ce match, qui faisait saliver tout Marseille dès le tirage au sort, prend donc pour de bon un tour dramatique et décisif. Car l’une des deux équipes sera privée d’une qualification en 8es de finale. L’OM, qui doit au moins faire match nul, a des arguments à présenter, mais cumule aussi certains handicaps.

Les motifs d’espoir
Des occasions, enfin. Lors de son pathétique début de saison, Marseille était d’une rare indigence offensive. Depuis quelques semaines, la donne a...