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Actualités - Chronologie

Téhéran produit du combustible nucléaire pour son nouveau réacteur

L’Iran a affirmé samedi avoir réussi à fabriquer du combustible nucléaire pour son futur réacteur de 40 mégawatts fonctionnant à l’eau lourde d’Arak (centre), selon l’agence ISNA. « À la fin du premier semestre de la prochaine année iranienne (septembre 2008), l’usine fabriquant ce combustible pourra alimenter le réacteur d’Arak », a indiqué Gholamreza Aghazadeh, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA). L’achèvement des travaux du réacteur d’Arak est prévu pour 2009. Il devrait remplacer celui de Téhéran fourni par les États-Unis avant la révolution islamique de 1979. Natanz et Arak sont les deux sites nucléaires les plus controversés en Iran. L’AIEA craint qu’ils ne servent à la fabrication de matériaux entrant en compte dans la mise au point d’armes nucléaires. Dans ce contexte de crise sur son programme nucléaire, l’Iran n’a préparé aucun plan pour bloquer le détroit d’Ormuz, a par ailleurs affirmé samedi le chef de la marine iranienne, évoquant les craintes d’un blocage de cette route stratégique pour le pétrole du Golfe. « Nous n’avons aucun projet de blocage, mais nous sommes prêts à mener n’importe quelle opération pour défendre nos intérêts », a déclaré l’amiral Habibollah Sayyari, selon l’agence Mehr. « Si l’ennemi veut mettre un jour ses menaces à exécution, la marine opposera une réponse dévastatrice », a-t-il ajouté, reprenant des avertissements formulés par d’autres responsables militaires iraniens. Parallèlement, le président du gouvernement italien, Romano Prodi, en visite aux Émirats arabes unis, s’est prononcé hier pour la poursuite des négociations avec l’Iran. « Les négociations doivent être fondées sur deux principes : le droit de l’Iran de développer un programme nucléaire et le droit de la communauté internationale à s’assurer, dans la réalité, de la nature pacifique du projet iranien », a ajouté le chef du gouvernement italien. De son côté, le Der Spiegel a rapporté, samedi que le durcissement des sanctions internationales contre l’Iran en raison de la poursuite de ses activités nucléaires aurait des effets néfastes sur l’Allemagne. Si la banque iranienne Melli, qui gère l’essentiel du commerce bilatéral irano-allemand, était placée sur la liste européenne des entreprises frappées par un embargo, il en coûterait au budget allemand de 700 à 800 millions d’euros dès l’an prochain.
L’Iran a affirmé samedi avoir réussi à fabriquer du combustible nucléaire pour son futur réacteur de 40 mégawatts fonctionnant à l’eau lourde d’Arak (centre), selon l’agence ISNA. « À la fin du premier semestre de la prochaine année iranienne (septembre 2008), l’usine fabriquant ce combustible pourra alimenter le réacteur d’Arak », a indiqué Gholamreza Aghazadeh, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA). L’achèvement des travaux du réacteur d’Arak est prévu pour 2009. Il devrait remplacer celui de Téhéran fourni par les États-Unis avant la révolution islamique de 1979.
Natanz et Arak sont les deux sites nucléaires les plus controversés en Iran. L’AIEA craint qu’ils ne servent à la fabrication de matériaux entrant en compte dans la mise au point d’armes...