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Actualités

À charge de revanche

Mais qu’a bien pu faire donc Bernard Kouchner pour être puni de la sorte ! Débarquer de nuit, cavaler comme un malade à travers une ville grouillante et moche, enfiler les rencontres avec des humanoïdes OGM à peine fréquentables, se payer les analyses bidon d’Istiz Nabeuh, le rictus oblique du Signoret et le sourire mou de son patron barbichu, les fanfaronnades du Sayyed Barbu et les rodomontades de Mongénéral… Puis aligner les jérémiades des curetons et des enturbannés du cru, reprendre l’avion, courir faire son rapport à Sarko, promettre de revenir assister au cirque de l’élection… Sale métier ! Et encore ! Tout cela ne serait rien sans cette lancinante question débile qui revient à chaque tour de piste, assénée comme une antienne par le scribe local qui lui colle aux savates : « Optimiste ou pessimiste ? » Une grande star de l’interview is born. Il a fallu donc que le French Doctor reprenne tout depuis le début. Notamment, ce cours de droit constitutionnel destiné à des guignols décolonisés trop tôt. À ce stade, ce n’est plus du devoir d’ingérence, mais de la bienfaisance humanitaire. Extraits… Au maronite : « Toi y en a falloir arrêter guerre des clans, mitonner liste 5 ou 6 patrons acceptant gouverner pays poubelle, ou alors tant pis pour toi, plébisciter Orangina qui prépare à tous un chien de sa chienne. » Au sunnite : « Toi avoir déjà lâché Nasser, Arafat, Kadhafi et Assad. C’est bien ! Maintenant toi y en a devoir cesser gnougnouter roi d’Arabie. Chameau du désert pas bon pour toi, kebbé et taboulé locale beaucoup mieux. » Au chiite : « Toi y en a devoir raser barbe dégueulasse et porter veston avec cravate qui pendouille. Y en a falloir aussi dire député à toi aller Parlement et mettre petit papier dans boîte vermoulue avec fente au milieu. » Pauvre Liban, impayables Libanais ! En guise de remerciements pour tous les louables efforts de la France, les chefs de tribu ne se montreront pas ingrats : promis juré, en 2012, ils s’en iront tous à Paris joindre leurs efforts pour porter un candidat consensuel à l’Élysée. Gaby NASR
Mais qu’a bien pu faire donc Bernard Kouchner pour être puni de la sorte !
Débarquer de nuit, cavaler comme un malade à travers une ville grouillante et moche, enfiler les rencontres avec des humanoïdes OGM à peine fréquentables, se payer les analyses bidon d’Istiz Nabeuh, le rictus oblique du Signoret et le sourire mou de son patron barbichu, les fanfaronnades du Sayyed Barbu et les rodomontades de Mongénéral… Puis aligner les jérémiades des curetons et des enturbannés du cru, reprendre l’avion, courir faire son rapport à Sarko, promettre de revenir assister au cirque de l’élection… Sale métier !
Et encore ! Tout cela ne serait rien sans cette lancinante question débile qui revient à chaque tour de piste, assénée comme une antienne par le scribe local qui lui colle aux savates : « Optimiste ou pessimiste...