Après la guerre de juillet 2006, les prix du marché immobilier à Beyrouth avaient connu une période d’instabilité. Si aucune baisse n’avait été observée au cours des mois suivants, les prix s’étaient stabilisés en fonction d’un ralentissement de la demande. Par contre, les prix étaient repartis à la hausse à partir du printemps 2007.
À quelques jours de l’échéance présidentielle, la situation est paradoxale. Le pays est au bord du gouffre et malgré tout, une forte pression s’exerce sur les prix. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène :
- L’appétit des expatriés libanais reste constant. Sans cette manne financière, le marché sera quasiment au ralenti. Comme nous l’expliquons régulièrement, la majorité des appartements en construction est vendue à des expatriés et des Libanais travaillant hors du pays. Beaucoup disposent d’une situation professionnelle très confortable et sont prêts à payer le prix pour un produit de qualité. Leur priorité est d’avoir un pied-à-terre décent qu’ils peuvent occuper quelques jours par an. C’est une stratégie à long terme qui n’est pas directement affectée par les problèmes politiques et sécuritaires actuels. De plus, ils sont bien informés du marché en Occident ou dans les pays du Golfe, et savent que la valeur d’un logement à Beyrouth est encore abordable.
- Les propriétés sont également très recherchées par les promoteurs et les investisseurs. Il y a plus de demandes que d’offres. Beaucoup d’expatriés qui ne peuvent investir dans le pays où ils travaillent préfèrent rapatrier leur capital pour le placer dans la terre. Certains quartiers aux limites de Beyrouth sont totalement accaparés par l’argent de la diaspora. L’engouement est tel que les incidences foncières augmentent d’une manière importante.
- Il y a peu de parcelles disponibles à Beyrouth. Cette rareté accentue la hausse de la valeur des parcelles disponibles. Le marché est également gangrené par des propriétaires inconstants qui veulent vendre un jour puis se rétractent le lendemain, ou qui augmentent leur prix à chaque fois qu’ils ont une offre. Ces charlatans polluent le secteur en jouant avec les prix, les intermédiaires et les clients potentiels.
- L’attente d’un nouveau président a également des conséquences sur le marché. Certains se dépêchent d’acheter avant une éventuelle hausse si une solution politique est trouvée. Dans le cas contraire, ils prennent un risque, mais ils sont prêts à le prendre. Beaucoup de propriétaires sont dans l’expectative et refusent de vendre leur bien dans l’espoir d’un gain plus important une fois l’élection passée. Cette logique paralyse actuellement d’éventuelles transactions.
- La flambée de l’euro et des coûts de construction ont entraîné une augmentation des prix des appartements. Globalement la croissance serait de 5 à 20 % en fonction des projets et des quartiers depuis l’été 2007. Effet de chaîne oblige, la plupart des promoteurs ont réajusté leurs tarifs ces dernières semaines. Le comble est que certains l’ont fait alors qu’ils n’ont pas vendu depuis des mois. Désormais, il est devenu très rare de trouver des produits dont les prix restent stables, voire qui baissent, à l’exception des logements inadaptés au marché et mal conçus.
En coopération avec RAMCO
Tél.: 01-349910
Après la guerre de juillet 2006, les prix du marché immobilier à Beyrouth avaient connu une période d’instabilité. Si aucune baisse n’avait été observée au cours des mois suivants, les prix s’étaient stabilisés en fonction d’un ralentissement de la demande. Par contre, les prix étaient repartis à la hausse à partir du printemps 2007.
À quelques jours de l’échéance présidentielle, la situation est paradoxale. Le pays est au bord du gouffre et malgré tout, une forte pression s’exerce sur les prix. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène :
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