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Actualités - Opinion

Pressions internationales maximales sur le régime syrien

Des sources parlementaires, et néanmoins fiables, indiquent que le régime syrien va se trouver sous peu confronté à un faisceau de messages péremptoires arabes et internationaux. L’invitant, doux euphémisme, à changer de comportement au Liban. En aidant de fait, et non en paroles aussi biaisées que mielleuses, à la conclusion d’un épilogue heureux pour la présidentielle. Ce qui signifie qu’il ne doit pas se contenter d’affirmer qu’il est pour tout accord entre Libanais et qu’il n’a d’objection contre aucun candidat. Mais qu’il doit recommander, autre euphémisme, à ses dociles fidèles du cru de ne pas chercher à torpiller la séance électorale par défaut de quorum. Selon ces députés, si la Syrie d’Assad continue à entretenir obstructionnisme et crise au Liban, elle va s’exposer à des sanctions politiques et autres si dures qu’elles pourraient provoquer son effondrement économique et financier à court terme. Un panel de mesures qui serait mis en place conjointement par les États-Unis, la France et l’Union européenne, avec forte couverture arabe, notamment du côté de l’Arabie saoudite et de l’Égypte. Perspectives Le régime syrien, habitué de longue date à la politique du bord du gouffre, peut ne tenir aucun compte des avertissements qui lui sont adressés. Il risque de continuer à vouloir faire torpiller l’échéance si on ne lui donne pas un président qui lui serait favorable. Provoquant ainsi un vide institutionnel géniteur de chaos, économiquement et politiquement dévastateur. Mais dans ce cas, estiment les députés cités, l’anarchie qui prendrait naissance au Liban ferait sans aucun doute tache d’huile, pour s’étendre à la Syrie, voire à l’Iran. Et pourrait représenter l’étincelle mettant le feu au conflit des axes, en débouchant sur une confrontation militaire entre les Américains et le tandem syro-iranien. Pour le moment, l’éventualité d’un tel choc est réprouvée par la communauté internationale comme par le monde arabe. Qui pourraient toutefois se raviser et souscrire à des opérations militaires, si la Syrie continue à défier leur volonté commune concernant la tenue impérative de la présidentielle libanaise. En revanche, des spécialistes estiment, au vu des déclarations iraniennes, que Téhéran et Damas, sans appeler de leurs vœux la confrontation militaire, ne la craignent pas. Car à leurs yeux, elle ne ferait que précipiter la défaite politique des États-Unis déjà embourbés en Irak, en Afghanistan, voire en Somalie. Certes, soulignent parallèlement des sources ministérielles, le régime syrien s’est permis, il y a trois ans, de défier la légalité internationale en foulant aux pieds la 1559 fraîchement éclose à travers la prorogation du mandat Lahoud. Aujourd’hui, cependant, ce n’est plus pareil. Non seulement parce qu’une fois ça passe, deux fois ça lasse, trois fois ça casse. Mais aussi parce que les donnes ont changé depuis l’assassinat du président Hariri, cette goutte qui a fait déborder le vase, et le retrait forcé des troupes syriennes. En outre, observent ces ministres, l’enjeu est bien plus important maintenant, car le risque de vide institutionnel est de loin plus grave que les effets du coup de force relatif à la prorogation. La Syrie est donc attendue au tournant. On devrait sans doute être fixé sur ses vraies intentions à travers les rencontres diplomatiques prévues en marge de la conférence d’Istanbul. Consacrée au dossier irakien, mais qui ne manqueront pas de donner lieu à des échanges sur le volet libanais, sur la Palestine ou sur le nucléaire iranien, ces quatre cas étant pour ainsi dire interdépendants. L’on attend ainsi avec impatience les entretiens que Kouchner doit avoir avec Moallem. Pour voir si, après le passage infructueux de Cousseran à Damas, les Syriens ont réfléchi et changé de cap. Une précision enfin : la Syrie pourrait encore louvoyer. Mettre de l’eau dans son vin pour la présidentielle. Mais ne rien faire, au contraire même, dans le sens d’une application complète de la 1559 et de la 1701. Ne pas arrêter le flux d’armes, ne pas encourager la dissolution des milices. Et aussi ne pas faciliter la mise en place d’un gouvernement libanais échappant à son emprise. Émile KHOURY
Des sources parlementaires, et néanmoins fiables, indiquent que le régime syrien va se trouver sous peu confronté à un faisceau de messages péremptoires arabes et internationaux. L’invitant, doux euphémisme, à changer de comportement au Liban. En aidant de fait, et non en paroles aussi biaisées que mielleuses, à la conclusion d’un épilogue heureux pour la présidentielle. Ce qui signifie qu’il ne doit pas se contenter d’affirmer qu’il est pour tout accord entre Libanais et qu’il n’a d’objection contre aucun candidat. Mais qu’il doit recommander, autre euphémisme, à ses dociles fidèles du cru de ne pas chercher à torpiller la séance électorale par défaut de quorum.
Selon ces députés, si la Syrie d’Assad continue à entretenir obstructionnisme et crise au Liban, elle va s’exposer à des sanctions...