Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé hier qu’il appuyait les réunions de Paris entre le général Michel Aoun et le chef du Courant du futur Saad Hariri, précisant qu’il était « heureux de toutes les réunions bilatérales entre les leaders de l’opposition et du pouvoir ». Nasrallah, dont le discours était retransmis à la télévision devant les participants au Forum de produits agricoles organisé par l’association Jihad el-Bina, a d’abord longuement disserté sur la dépendance économique imposée par les États-Unis à un certain nombre de pays à travers le monde, avant de s’en prendre à l’article récemment publié dans la presse par l’ambassadeur des États-Unis, Jeffrey Feltman, et de prendre longuement la défense des associations Jihad el-Bina et Waad, qui sont « victimes des projets américain et israélien ». Réfutant les accusations américaines de financement de terrorisme dirigées contre ces deux associations, Hassan Nasrallah a affirmé : « Cette année, nous avons remarqué le flux, la diversité et la concentration extraordinaires d’accusations contre nous. C’est du jamais-vu. Cela n’avance en rien, mais nous renforce dans notre détermination à poursuivre notre action et prouve que nous faisons la bonne option. »
Concernant la dynamique de dialogue en cours, Nasrallah a indiqué : « Nous misons toujours sur l’entente et le consensus, malgré toutes les voix de ceux qui sont détraqués et qui cherchent à accroître la tension et à entraîner le pays vers la discorde et la confrontation. Ils parlent de cela franchement et clairement, tandis que nous continuons à miser sur l’entente et que nous avons toujours grand espoir. Dans cette optique, nous avons appuyé l’initiative du président Berry, puis celle de Bkerké. Franchement, nous sommes heureux de toutes les rencontres bilatérales ou tripartites entre les leaders de l’opposition et du pouvoir. Nous en attendons et en espérons quelque chose (...). »
« Nous appuyons les réunions qui se déroulent entre le Liban et l’étranger, nous les soutenons, nous en sommes réconfortés et souhaitons qu’elles débouchent sur des résultats. (...) Nous soutenons tout effort qui pourrait conduire au consensus et à l’entente entre les Libanais. Nous prions pour qu’un tel effort aboutisse et donne les résultats escomptés parce que nous avons à cœur ce pays, ce peuple et cet État, et nous savons que l’intérêt des Américains et des Israéliens est de pousser les Libanais à la confrontation interne. La crise conduira à l’échec, tandis que l’entente et la coopération sont un facteur de force », a-t-il ajouté.
Hassan Nasrallah a enfin appelé le gouvernement à protester ouvertement contre les manœuvres israéliennes à la frontière et l’intensification des survols aériens israéliens, condamnant le silence des autorités « qui se prétendent souverainistes ». « Ce silence me pousse à me poser des questions (...) ; ce que font les Israéliens paraît ainsi aider à l’accomplissement du projet souverainiste tel qu’il est perçu et conçu par certains, c’est-à-dire le suivisme au projet américain, la soumission à ce projet, la transformation (du Liban) en partie du projet US », a-t-il conclu.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé hier qu’il appuyait les réunions de Paris entre le général Michel Aoun et le chef du Courant du futur Saad Hariri, précisant qu’il était « heureux de toutes les réunions bilatérales entre les leaders de l’opposition et du pouvoir ». Nasrallah, dont le discours était retransmis à la télévision devant les participants au Forum de produits agricoles organisé par l’association Jihad el-Bina, a d’abord longuement disserté sur la dépendance économique imposée par les États-Unis à un certain nombre de pays à travers le monde, avant de s’en prendre à l’article récemment publié dans la presse par l’ambassadeur des États-Unis, Jeffrey Feltman, et de prendre longuement la défense des associations Jihad el-Bina et Waad, qui sont « victimes...