Selon toute probabilité, et selon un ministre informé, le pourvoi du siège parlementaire laissé vacant dans la circonscription de Baabda-Aley, par suite de l’odieux assassinat d’Antoine Ghanem, ne pourra pas être organisé dans le délai constitutionnel de deux mois, en raison de la présidentielle et de la formation d’un nouveau gouvernement qui doit suivre.
D’ailleurs, le report permettrait d’éviter le couac dont Baabda s’est rendu coutumier en refusant de contresigner les décrets de convocation du corps électoral sous prétexte qu’ils émanent d’un gouvernement illégitime.
Cela étant, avec ou sans report, une double question vient de suite à l’esprit : est-ce que, comme au Metn-Nord, les aounistes vont décider de livrer bataille aux Kataëb ? Et s’ils le font, le Hezbollah leur apportera-t-il son plein soutien ? On sait en effet qu’à Beyrouth, à la suite de l’assassinat de Walid Eido, ce parti s’était abstenu. Également parce que lui non plus ne reconnaît pas, ou ne reconnaît plus, le gouvernement Siniora. Cependant, sans craindre la contradiction, le Hezb avait activement soutenu le même jour les aounistes au Metn. Pour le moment, le Hezb ne se casse pas trop la tête sur le choix à faire puisque, de cette partielle de montagne, personne ne parle vraiment.
Le dilemme potentiel, il convient de le relever, serait évidemment résolu ipso facto si les forces en présence s’accordent, comme elles sont censées le faire pour la présidentielle, sur un candidat d’entente qui serait pratiquement élu d’office.
Au grand soulagement de la population, dit le ministre. Car la confrontation, dans cette zone aussi dense que politiquement mélangée, serait encore plus dure que dans le Metn-Nord. Ce n’est pas peu dire.
Plus dure et plus dangereuse en quelque sorte au niveau national du fait qu’à Baabda-Aley, outre les fractions chrétiennes, singulièrement maronites, les chiites, à forte présence démographique, ont leur mot à dire.
Cependant, l’officiel cité a bon espoir que l’on parvienne à un accord, après les prémices de rapprochement Kataëb-CPL qui ont suivi le scrutin du Metn. Un rapprochement relatif certes, car il ne porte pas, ou du moins pas encore, sur les différends politiques de fonds et ne se situe donc qu’au niveau du climat psychologique. Mais peut-être suffisant pour que l’on négocie le virage en douceur.
De l’avis du responsable, il ne serait pas déraisonnable que, cette fois, les aounistes laissent le siège aux Kataëb pour valoriser le respect des traditions. Comme pour décourager les commanditaires des assassinats, dont le but est de réduire la majorité.
Il est en tout cas certain qu’au cas où CPL et Kataëb se seraient entendus, les autres partis n’y verraient pas d’objection. On peut même penser qu’il deviendrait possible d’organiser l’élection dans les délais constitutionnels, nonobstant la présidentielle.
Sinon, ce serait le report. Et une donne d’alliances électorales différente, sans doute, de l’édition générale 2005, en base d’un nouveau code opérant un redécoupage des circonscriptions pour adopter le caza ou l’uninominale, avec une dose de proportionnelle.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Selon toute probabilité, et selon un ministre informé, le pourvoi du siège parlementaire laissé vacant dans la circonscription de Baabda-Aley, par suite de l’odieux assassinat d’Antoine Ghanem, ne pourra pas être organisé dans le délai constitutionnel de deux mois, en raison de la présidentielle et de la formation d’un nouveau gouvernement qui doit suivre.
D’ailleurs, le report permettrait d’éviter le couac dont Baabda s’est rendu coutumier en refusant de contresigner les décrets de convocation du corps électoral sous prétexte qu’ils émanent d’un gouvernement illégitime.
Cela étant, avec ou sans report, une double question vient de suite à l’esprit : est-ce que, comme au Metn-Nord, les aounistes vont décider de livrer bataille aux Kataëb ? Et s’ils le font, le Hezbollah leur apportera-t-il son...