Rafsandjani qualifie d’« erreur »
la nouvelle politique de Paris
le 06 octobre 2007 à 00h00
Un haut responsable iranien, Akbar Hachémi Rafsandjani, a qualifié hier d’« erreur » la nouvelle politique de la France qui a demandé un durcissement des sanctions contre l’Iran pour le contraindre à suspendre son programme d’enrichissement. « La France a remplacé la Grande-Bretagne sur le devant de la scène et a adopté un comportement radical en renforçant sa coopération avec les États-Unis, ce qui est une erreur », a ajouté cet ancien président iranien qui dirige actuellement la puissante Assemblée des experts, un organe en charge notamment de l’élection du guide suprême de l’Iran. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a écrit récemment à ses homologues européens pour les inviter à « commencer dès à présent à explorer la possibilité de nouvelles mesures européennes » contre l’Iran qui refuse de suspendre ses activités nucléaires les plus sensibles.
« La France n’a pas durci sa position vis-à-vis de l’Iran, au contraire », a toutefois affirmé hier le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, qui avait évoqué un risque de conflit avec ce pays à cause de son programme nucléaire. « L’Iran est un grand pays que nous respectons. Nous parlons et nous allons continuer de parler », a-t-il souligné. « La France fera tout pour que cette crise s’apaise », a ajouté le ministre.
Par ailleurs, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré hier que l’Iran refusait de discuter de son « droit au nucléaire » avec les grandes puissances qui exigent la suspension de son programme d’enrichissement d’uranium. « Le peuple iranien n’est pas près de s’asseoir à une table et de discuter de son droit absolu au nucléaire. Ils doivent le savoir », a déclaré M. Ahmadinejad en allusion aux grandes puissances.
Un haut responsable iranien, Akbar Hachémi Rafsandjani, a qualifié hier d’« erreur » la nouvelle politique de la France qui a demandé un durcissement des sanctions contre l’Iran pour le contraindre à suspendre son programme d’enrichissement. « La France a remplacé la Grande-Bretagne sur le devant de la scène et a adopté un comportement radical en renforçant sa coopération avec les États-Unis, ce qui est une erreur », a ajouté cet ancien président iranien qui dirige actuellement la puissante Assemblée des experts, un organe en charge notamment de l’élection du guide suprême de l’Iran. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a écrit récemment à ses homologues européens pour les inviter à « commencer dès à présent à explorer la possibilité de nouvelles mesures européennes »...
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