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Actualités - Opinion

Perte d’identité

Je m’installe pour regarder la télé libanaise par satellite. J’entends de tout sauf du libanais. Zappant, je tombe sur des séries syriennes, égyptiennes, des chanteuses libanaises chantant avec l’accent du Golfe, en égyptien, etc. Je n’ai rien contre ces dialectes, mais lorsque tout le monde arabe, depuis le Maroc jusque l’Arabie saoudite, n’a jamais cessé de nous envier notre accent, voici qu’aujourd’hui, pour une petite poignée de dollars, le libanais se perd. Pourquoi ? Que se passe-t-il ? La vie et les principes de certains ne tournent-ils plus qu’autour de l’argent ? Pourquoi, systématiquement, les chaînes de télévision libanaises nous annoncent-elles les programmes en fonction d’horaires qui n’ont rien de libanais ? Pourquoi certains artistes libanais chantent-ils les louanges à Bachar el-Assad et pourquoi les médias libanais continuent-ils de les promouvoir ? Pour de l’argent ? Uniquement et simplement l’argent ? Où sont les principes chers à notre pays? Existent-ils encore ? Quand donc le Libanais aimera-t-il son Liban plus que l’argent ? Comment faire pour arrêter ces dérapages qui nous font perdre notre patrie ? Un cours de nationalisme dans les écoles, dès le plus jeune âge, ne serait pas de trop dans tous les établissements du pays. Apprendre à aimer le Liban, plus que l’argent et la religion, c’est le point de départ d’un Liban libre, fort et souverain. Quel Liban est-on en train de construire? Quel Liban laisserons-nous aux prochaines générations ? On nous détruit notre histoire pour nous en inculquer une autre... On nous détruit nos quartiers historiques typiques pour construire des tours fantômes. On nous achète nos chaînes de télé avec une poignée de dollars pour ensuite imposer certains programmes. Si les Libanais pouvaient être vraiment unis et amoureux de leur pays, aucune puissance ne pourrait s’amuser à jouer sur leur terrain. Mais hélas, trop de Libanais ne pensent qu’en termes de confession et d’argent. Reste un petit nombre, fier de son libanisme, de son antique Phénicie, fier d’être né libanais. Mais ses cris seront-ils entendus ? Nos lettres seront-elles lues ?... Nayla Tahan ATTIÉ
Je m’installe pour regarder la télé libanaise par satellite. J’entends de tout sauf du libanais. Zappant, je tombe sur des séries syriennes, égyptiennes, des chanteuses libanaises chantant avec l’accent du Golfe, en égyptien, etc.
Je n’ai rien contre ces dialectes, mais lorsque tout le monde arabe, depuis le Maroc jusque l’Arabie saoudite, n’a jamais cessé de nous envier notre accent, voici qu’aujourd’hui, pour une petite poignée de dollars, le libanais se perd. Pourquoi ? Que se passe-t-il ? La vie et les principes de certains ne tournent-ils plus qu’autour de l’argent ? Pourquoi, systématiquement, les chaînes de télévision libanaises nous annoncent-elles les programmes en fonction d’horaires qui n’ont rien de libanais ?
Pourquoi certains artistes libanais chantent-ils les louanges à Bachar...