Total poursuivi pour complicité
de crimes contre l’humanité
le 03 octobre 2007 à 00h00
La bataille judiciaire belge autour des activités controversées de Total en Birmanie a été relancée hier, alors que le géant pétrolier français était déjà sur la sellette pour le soutien financier que ses détracteurs l’accusent de fournir à la junte birmane. Total, associé à l’américain Unocal et à la compagnie pétrolière birmane, a construit un gazoduc en Birmanie dans les années 90. Depuis, il a fait l’objet de plusieurs plaintes de réfugiés birmans l’accusant d’avoir utilisé des travailleurs forcés mis à sa disposition par la junte. En France, la compagnie pétrolière a bénéficié en 2006 d’un non-lieu du tribunal de Nanterre. En Belgique, en revanche, la plainte visant la junte pour crimes contre l’humanité et Total pour complicité de ces crimes va être de nouveau instruite, a confirmé hier l’avocat des plaignants birmans, Me Alexis Deswaef. La plainte vise Total, son ancien patron Thierry Desmarest, responsable de l’exploration et de la production au moment des faits, ainsi que l’ancien directeur du groupe pétrolier français en Birmanie, Hervé Madeo. Total s’est refusé à tout commentaire, confirmant simplement avoir « pris note » de la relance de la procédure en Belgique. La répression sanglante des manifestations en Birmanie a rouvert la question des investissements occidentaux dans ce pays. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a rappelé hier que les Occidentaux travaillaient sur de nouvelles sanctions contre la junte. « Total n’en sera pas exonéré », pas plus que « les autres qui travaillent en Birmanie », a-t-il assuré. Enfin, Human Rights Watch a demandé aux entreprises de Chine, d’Inde, de Thaïlande et d’autres pays, y compris occidentaux, ayant investi en Birmanie, de s’assurer impérativement que leurs opérations ne contribuent pas aux violations actuelles des droits de l’homme.
La bataille judiciaire belge autour des activités controversées de Total en Birmanie a été relancée hier, alors que le géant pétrolier français était déjà sur la sellette pour le soutien financier que ses détracteurs l’accusent de fournir à la junte birmane. Total, associé à l’américain Unocal et à la compagnie pétrolière birmane, a construit un gazoduc en Birmanie dans les années 90. Depuis, il a fait l’objet de plusieurs plaintes de réfugiés birmans l’accusant d’avoir utilisé des travailleurs forcés mis à sa disposition par la junte. En France, la compagnie pétrolière a bénéficié en 2006 d’un non-lieu du tribunal de Nanterre. En Belgique, en revanche, la plainte visant la junte pour crimes contre l’humanité et Total pour complicité de ces crimes va être de nouveau instruite, a confirmé...
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