Lahoud invite Kouchner à remettre ses informations
à la commission internationale
le 01 octobre 2007 à 00h00
Le président Émile Lahoud a répondu aux propos du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui, dans une critique ouverte adressée au chef de l’État, l’avait interpellé vendredi dernier en soutenant qu’il fallait « demander au président Lahoud si le crime commandité de l’autre côté de la frontière est oui ou non une affaire internationale ». M. Kouchner avait également soutenu que « la série d’attentats politiques concerne effectivement la communauté internationale », en réaction à une déclaration préalable dans laquelle le chef de l’État avait déploré le fait que « certaines parties internationales tentent d’intervenir dans les affaires internes libanaises ».
Dans un communiqué, le bureau de presse de Baabda a précisé que le ministre Kouchner a « vraisemblablement réagi au discours prononcé par le général Lahoud devant l’Assemblée nationale, sans avoir auparavant pris connaissance de la teneur du texte, bien que le délégué français fût présent dans la salle et eût obtenu copie de la déclaration ».
Le communiqué précise en outre que le chef de l’État avait laissé entendre, « en parlant de l’échéance présidentielle, que certaines parties internationales et États tentent de s’immiscer dans les affaires internes libanaises et ce, contrairement aux règles internationales », estimant que de telles interférences « ne font qu’aggraver la tension interne dans le pays ».
Le communiqué de Baabda ajoute que le chef de l’État « n’a pas évoqué la question de l’ingérence dans l’affaire du tribunal spécial pour le Liban », mais plutôt dans le processus de l’élection présidentielle.
«Si le ministre Kouchner détient des informations sur les attentats “commandités de l’autre côté de la frontière”, il ferait mieux alors de prévenir la commission d’enquête internationale, comme prévu par les résolutions onusiennes. »
Le texte prie le ministre concerné « de ne pas interpréter les propos de M. Lahoud dans un sens contraire à la réalité, sauf s’il existe une volonté de continuer sur la voie qui avait auparavant affecté les relations libano-françaises ».
M. Lahoud devait quitter hier, dans l’après-midi, New York. Il est attendu aujourd’hui à l’aube ainsi que les membres de la délégation qui l’accompagne.
Le chef de l’État avait rencontré hier une délégation d’hommes d’affaires libanais installés à New York avec lesquels il a évoqué les récents développements au Liban.
Le président Émile Lahoud a répondu aux propos du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui, dans une critique ouverte adressée au chef de l’État, l’avait interpellé vendredi dernier en soutenant qu’il fallait « demander au président Lahoud si le crime commandité de l’autre côté de la frontière est oui ou non une affaire internationale ». M. Kouchner avait également soutenu que « la série d’attentats politiques concerne effectivement la communauté internationale », en réaction à une déclaration préalable dans laquelle le chef de l’État avait déploré le fait que « certaines parties internationales tentent d’intervenir dans les affaires internes libanaises ».
Dans un communiqué, le bureau de presse de Baabda a précisé que le ministre Kouchner a...
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