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Actualités - Opinion

Mutatis mutandis

Depuis dimanche dernier, Chaker Absi flotte sur un nuage. Jusqu’à maintenant, il n’arrive pas à saisir ce qu’il lui était arrivé. Copieusement rafalé à Nahr el-Bared, il s’est vu lentement monter dans les airs malgré les dragées qui alourdissaient son rondouillard. Étrange destin d’un homme, déjà pas très gâté par la nature, pratiquement à la limite du délit de sale gueule, qui se retrouve vautré dans les cumulo-nimbus, barbe bien fournie, chemise de nuit débraillée et babouches intactes, au milieu d’une palanquée de 72 vierges, toutes folles de son corps. D’ailleurs, bien avant d’avoir été transformé en charpie, l’ex-OGM humanoïde, qui avait gardé une âme d’enfant, avait détaillé ses demandes dans une lettre au Père Noël : des blondes platines 90/60/90, nues et vicieuses à la fois. Après ça, pas étonnant que le Père Noël soit une ordure… Faut dire qu’il a bien mérité ces foufounes, Chaker. Outre que ça le change des moustaches de bobonne qu’il lapidait à souhait, le gougnafier palestinien rappelle qu’il a eu sur terre une conduite irréprochable. Certes, il a kidnappé, égorgé et dépecé un peu, mais c’était juste pour se faire la main, comme on dit. En revanche, attention ! Il priait cinq fois par jour, ne mangeait pas de cochon et haïssait l’Amérique et Israël. Ce qui, d’après le manuel du parfait barbu, autorisait ces quelques écarts mineurs et valait tous les diplômes. Aujourd’hui, Absi nous lègue un patrimoine inestimable : son acide désoxyribonucléique… ou ADN, comme ânonnent les ploucs. Une molécule hélicoïdale méconnaissable dont le code tarabiscoté donne le tournis aux enquêteurs. Et pour cause : les couples protéiques Adénine-Thymine et Guanine-Cytosine ont sauté pour donner de l’Assadine baassiste pur jus syrien. La mutation génétique aurait été initiée sur une lubie passagère de Tante Bahia de Saïda, chuchotent les mauvaises langues. Mais ça, l’histoire ne le précise pas. Gaby NASR
Depuis dimanche dernier, Chaker Absi flotte sur un nuage. Jusqu’à maintenant, il n’arrive pas à saisir ce qu’il lui était arrivé. Copieusement rafalé à Nahr el-Bared, il s’est vu lentement monter dans les airs malgré les dragées qui alourdissaient son rondouillard. Étrange destin d’un homme, déjà pas très gâté par la nature, pratiquement à la limite du délit de sale gueule, qui se retrouve vautré dans les cumulo-nimbus, barbe bien fournie, chemise de nuit débraillée et babouches intactes, au milieu d’une palanquée de 72 vierges, toutes folles de son corps.
D’ailleurs, bien avant d’avoir été transformé en charpie, l’ex-OGM humanoïde, qui avait gardé une âme d’enfant, avait détaillé ses demandes dans une lettre au Père Noël : des blondes platines 90/60/90, nues et vicieuses à la fois....