En 2008, les subventions accordées par le gouvernement syrien coûteront 350 milliards de livres au Trésor (7 milliards de dollars), selon Abdallah Dardari.
M. Dardari, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse tenue le 23 juillet, a affirmé que l’année 2008 verra la mise en œuvre d’une nouvelle politique de subventions, sans en définir le contenu. Il n’a pas non plus donné d’éléments sur la façon dont ces subventions seront dépensées.
Durant des décennies, le gouvernement syrien a utilisé les subventions comme un instrument-clé de planification économique et de redistribution sociale.
Il a progressivement arrêté de subventionner de nombreux produits dans le cadre d’une nouvelle politique axée sur la baisse des dépenses budgétaires et plus orientée vers les marchés.
Toutefois, ces dernières années, la flambée des prix internationaux du brut a augmenté la facture des subventions de manière dramatique et accru la pression sur les finances publiques.
Le gouvernement subventionne la production agricole, les produits pétroliers, en particulier le mazout utilisé pour le chauffage domestique et le transport, l’électricité et certains produits alimentaires, parmi lesquels le pain et le sucre.
Selon les conclusions préliminaires de la mission du Fonds monétaire international en Syrie, les subventions des produits pétroliers coûtent à elles seules 750 millions de livres par jour au Trésor, ou 273 milliards par an (5,46 milliards de dollars).
Si ces chiffres demeurent stables l’année prochaine, les subventions pétrolières représenteront 78 % du total des subventions. Le mazout, par exemple, est vendu à 7,3 livres le litre alors que le gouvernement l’importe à 30 livres le litre.
Sur la base du budget 2007, la facture des subventions représenterait à elle seule 59 % des dépenses budgétaires et l’équivalent de 20 % du PIB syrien.
M. Dardari a également profité de la conférence de presse pour démentir l’intention du gouvernement de lever les subventions. « Nous envisageons de changer notre stratégie vers une politique de subventions plus efficace et plus équitable », a-t-il affirmé.
Il a également cité des études récentes selon lesquelles « les familles syriennes les mieux loties bénéficient 59 fois plus des subventions du gouvernement que les familles pauvres ».
M. Dardari a ajouté que plus de 77 % des Syriens utilisent moins de 1 000 litres de mazout par an. Une baisse significative des subventions sur le mazout, compensée par un montant annuel versé aux familles syriennes, figure parmi les options les plus sérieuses envisagées par le gouvernement.
« Quelle que soit la nouvelle politique de subventions que nous élaborerons, elle sera meilleure que le système actuel », a conclu M. Dardari.
En coopération avec : The Syria report
editor@syria-report.com
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M. Dardari, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse tenue le 23 juillet, a affirmé que l’année 2008 verra la mise en œuvre d’une nouvelle politique de subventions, sans en définir le contenu. Il n’a pas non plus donné d’éléments sur la façon dont ces subventions seront dépensées.
Durant des décennies, le gouvernement syrien a utilisé les subventions comme un instrument-clé de planification économique et de redistribution sociale.
Il a progressivement arrêté de subventionner de nombreux produits dans le cadre d’une nouvelle politique axée sur la baisse des dépenses budgétaires et plus orientée vers les marchés.
Toutefois, ces...