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Vif émoi après l’incident de Tanbourite

L’incident qui a opposé dimanche dernier des jeunes de la localité chrétienne de Tanbourite à des habitants du village chiite voisin de Ghazieh, au Liban-Sud, a suscité un vif émoi dans les milieux politiques locaux. Cet incident avait fait un mort à Tanbourite, Élias Samir Hajj (22 ans), membre du service de renseignements des Forces de sécurité intérieure, et quatre blessés, originaires eux aussi de Tanbourite. Rappelons que des habitants de Ghazieh, armés de bâtons, de poignards et d’armes à feu (pour certains), avaient agressé des jeunes de Tanbourite qui étaient rassemblés devant l’église du village. Ils avaient tenu des propos injurieux à l’égard de symboles et de valeurs à caractère religieux, ce qui a été perçu comme une provocation flagrante par les habitants de Tanbourite. Une rixe a alors éclaté entre les deux parties, faisant un mort et quatre blessés. L’agent des FSI Élias Hajj a été tué d’une balle dans la tête au cours de cette rixe. Ses funérailles ont eu lieu hier dans la localité en présence des notables et des habitants du village. Le président de la municipalité a indiqué, à l’issue des obsèques, que plusieurs des agresseurs avaient pu être appréhendés. Il a réclamé dans ce cadre la levée de toute couverture politique dont pourraient bénéficier les coupables. Plusieurs voix se sont élevées hier pour stigmatiser cet incident. Le vice-président du conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a entrepris des contacts urgents avec, notamment, le député Michel Moussa ainsi qu’avec l’évêque maronite de Saïda et le président de la municipalité de Tanbourite afin de circonscrire l’incident. Dans une déclaration à la presse, cheikh Kabalan a déploré « le regrettable incident de Tanbourite » et a présenté ses condoléances à la famille du cadre des FSI Élias Hajj. « La coexistence dans les villages du Sud est plus forte que ce genre d’incidents isolés », a affirmé le leader spirituel chiite. Le BCCN : Quid du document d’entente entre le CPL et le Hezbollah ? Par ailleurs, dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion hebdomadaire tenue hier sous la présidence de M. Samir Geagea, le bloc parlementaire des Forces libanaises a vivement condamné l’incident de Tanbourite, invitant les autorités judiciaires et sécuritaires à « poursuivre les coupables et à les déférer devant la justice dans les plus brefs délais ». De son côté, le Bureau central de coordination nationale (BCCN) a publié un communiqué stigmatisant « l’agression terroriste perpétrée contre les habitants de Tanbourite », dénonçant à cet égard « la provocation délibérée contre les jeunes de la localité ainsi que les atteintes contre les symboles religieux ». Dans une allusion à peine voilée à l’alliance entre le Hezbollah et le Courant patriotique libre, le BCCN a ajouté : « À ceux qui ne cessent de venter devant les Libanais les avantages du fameux document d’entente (signé entre le CPL et le Hezbollah, en février 2006), nous demandons si les incidents de Tanbourite sont prévus par ce document d’entente. » Et le communiqué du BCCN de poursuivre : « Il ne saurait y avoir de solution à la crise sécuritaire en dehors de l’élimination des armes illégales, seules l’armée et les forces régulières devant être autorisées à détenir un arsenal militaire. Le BCCN invite l’État à assumer ses responsabilités en vue de protéger la population en déférant ce genre d’actions terroristes devant la Cour de justice, d’autant que de tels actes constituent un danger pour la paix civile et pour la coexistence. L’armée devrait se déployer dans la localité et ses environs de manière à arrêter les coupables et dévoiler ceux qui se cachent derrière eux et qui les ont incités à se livrer à de telles actions. » En conclusion, le BCCN a souligné que ces actes « sont un indice de la culture hégémonique, de l’arrogance et du fanatisme dont la finalité est de vider la région de ses habitants afin de parachever la création du mini-État monochrome ».
L’incident qui a opposé dimanche dernier des jeunes de la localité chrétienne de Tanbourite à des habitants du village chiite voisin de Ghazieh, au Liban-Sud, a suscité un vif émoi dans les milieux politiques locaux. Cet incident avait fait un mort à Tanbourite, Élias Samir Hajj (22 ans), membre du service de renseignements des Forces de sécurité intérieure, et quatre blessés, originaires eux aussi de Tanbourite.
Rappelons que des habitants de Ghazieh, armés de bâtons, de poignards et d’armes à feu (pour certains), avaient agressé des jeunes de Tanbourite qui étaient rassemblés devant l’église du village. Ils avaient tenu des propos injurieux à l’égard de symboles et de valeurs à caractère religieux, ce qui a été perçu comme une provocation flagrante par les habitants de Tanbourite. Une rixe a alors...