La Bourse de Beyrouth a poursuivi sa petite baisse entamée depuis le début de la semaine, dans un marché toujours affecté par les inquiétudes qu’inspire la situation dans le pays. Les opérateurs restent déprimés par la reprise des polémiques politiques qui risque de compromettre le suivi de l’initiative française qui tente de rapprocher les vues entre les principales factions libanaises dans l’espoir de dégager un règlement aux différends qui les opposent. Ils devraient aussi continuer à regarder avec beaucoup de circonspection la poursuite des affrontements entre l’armée et les combattants de Fateh el-Islam à Nahr el-Bared qui les pousse à la réserve et à ne pas s’engager sur le marché libanais des valeurs mobilières.
Toutefois, la hausse de 0,70 % des actions B de Solidere est parvenue à neutraliser la baisse de 0,83 % de ses actions A.
Il en est de même pour les bancaires où la baisse de 0,51 % des certificats GDR de la Bank Audi a été limitée par la hausse de 1,09 % des actions préférentielles de la Byblos Bank dont les actions ordinaires se sont maintenues à 1,75 $.
Le restant de la cote a été délaissé par les opérateurs à l’exception des parts du Beirut Preferred Fund qui ont reproduit leur dernier cours de la veille à 98 $ sur le Junior Market.
Cette alternance de hausses et de baisses a un peu pesé sur l’indice BLOM des valeurs libanaises qui a reperdu finalement 1,16 point ou 0,10 % à 1 176,98 points dans des échanges très minces, ne dépassant pas au total la négociation de quelque 25 093 titres d’une valeur de 284 552 $, dont 7 480 actions A et B de Solidere d’une valeur de 115 883 $.
Sur le marché des changes, les offres du dollar ont pris le dessus sur sa demande encore une fois, le faisant négocier dans les opérations interbancaires entre 1 512,25 et 1 512,75 LL contre 1 512,50 et 1 513 LL, la veille.
Les Bourses européennes se replient
dans le sillage de Wall Street
À l’étranger, les principales Bourses mondiales se sont toutes repliées sous le coup d’inquiétudes liées à la forte dépréciation du dollar pour les places du Vieux Continent et à la crise des crédits immobiliers et de résultats décevants de sociétés aux États-Unis pour les places US.
L’annonce par le président de la Fed, Ben Bernanke, devant le Congrès que la croissance US devrait rester modérée jusqu’à la fin de l’année en raison du ralentissement immobilier et la révision à la baisse d’un quart de point de sa prévision de croissance du PIB US pour 2007 (entre 2,25 % et 2,5 %) et 2008 (entre 2,5 % et 2,75 %) ont également pesé sur toutes les Bourses. Il en est de même des mauvais résultats de Yahoo ! et de Pfizer aux États-Unis à la veille de la publication de résultats de sociétés en Europe.
L’euro a trouvé appui dans les propos de Bernanke pour afficher un nouveau record face au dollar.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a poursuivi sa petite baisse entamée depuis le début de la semaine, dans un marché toujours affecté par les inquiétudes qu’inspire la situation dans le pays. Les opérateurs restent déprimés par la reprise des polémiques politiques qui risque de compromettre le suivi de l’initiative française qui tente de rapprocher les vues entre les principales factions libanaises dans l’espoir de dégager un règlement aux différends qui les opposent. Ils devraient aussi continuer à regarder avec beaucoup de circonspection la poursuite des affrontements entre l’armée et les combattants de Fateh el-Islam à Nahr el-Bared qui les pousse à la réserve et à ne pas s’engager sur le marché libanais des valeurs mobilières.
Toutefois, la hausse de 0,70 % des actions B de Solidere est parvenue à neutraliser la...