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Actualités - Chronologie

La frustration s’empare des Palestiniens bloqués en Égypte

Frustration, crainte et parfois violences sont le lot quotidien des milliers de Palestiniens bloqués depuis des semaines sur la frontière en Égypte, vivant avec l’espoir de pouvoir regagner leurs foyers dans la bande de Gaza. « Israël a bouclé toutes les entrées de Gaza », lance Oum Mohammad, bloquée dans la ville frontalière de Rafah depuis que le mouvement islamiste du Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza le 15 juin. Confinés depuis dans cette région désertique et incapables de voir une issue prochaine à leur problème, quelque 5 000 Palestiniens ne peuvent empêcher leur frustration de se transformer en colère. Mardi, une centaine d’entre eux maintenus sous garde surveillée à l’aéroport d’al-Arich (50 km à l’ouest de Rafah) ont tenté une sortie forcée. Refoulés violemment par les policiers, trois d’entre eux ont été blessés, dont un grièvement. Parmi eux se trouvent des femmes et des enfants. Le groupe a lancé une grève de la faim la semaine dernière avant que les autorités ne lui assurent qu’il partira bientôt. « Nous dormons sur le sol, partageons tous une seule toilette et ne disposons pas de douche », déclare l’un d’eux, Mohammad, à l’AFP. « Ils veulent que l’on déteste le Hamas, c’est pour cela qu’ils font pression sur nous pour que l’on se haïsse l’un l’autre », déclare Fatima, une jeune femme enceinte en colère. « Nous ne portons pas de Kalachnikov, nous étions en pèlerinage », ajoute-t-elle. Des débats animés – parfois par des coups de poing – se déclenchent parmi les Palestiniens quant à savoir s’il faut utiliser ou non le poste-frontière de Karm Abou Salem, contrôlé par les Israéliens. Israël s’est déclaré prêt à leur ouvrir ce terminal alternatif à condition d’avoir son mot à dire sur les personnes qui se rendent à Gaza. Le Hamas a rétorqué que, le cas échéant, il considérerait Karm Abou Salem comme un objectif militaire et a insisté sur la réouverture de Rafah, unique issue de la bande cloîtrée et appauvrie de Gaza, qui ne nécessite pas de passer par Israël. Par ailleurs, hier, l’Égypte a dépêché des renforts policiers à Rafah pour empêcher que des Palestiniens ouvrent des brèches dans la muraille séparant l’Égypte de la bande de Gaza, a indiqué une source des services de sécurité.

Frustration, crainte et parfois violences sont le lot quotidien des milliers de Palestiniens bloqués depuis des semaines sur la frontière en Égypte, vivant avec l’espoir de pouvoir regagner leurs foyers dans la bande de Gaza. « Israël a bouclé toutes les entrées de Gaza », lance Oum Mohammad, bloquée dans la ville frontalière de Rafah depuis que le mouvement islamiste du Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza le 15 juin. Confinés depuis dans cette région désertique et incapables de voir une issue prochaine à leur problème, quelque 5 000 Palestiniens ne peuvent empêcher leur frustration de se transformer en colère. Mardi, une centaine d’entre eux maintenus sous garde surveillée à l’aéroport d’al-Arich (50 km à l’ouest de Rafah) ont tenté une sortie forcée. Refoulés violemment par les policiers,...