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Place aux jeunes !

L’une des bases de la démocratie, dit-on, est le fait d’avoir la possibilité de critiquer la politique de son pays. C’est une chose essentielle, car critiquer est la preuve vivante de l’ouverture d’esprit, qu’on est en quelque sorte des idéalistes qui visent très haut, voient loin et exigent le meilleur pour leur pays. Pour l’instant, nombreux sont ceux qui ont critiqué à travers les journaux, la TV, etc. Mais rien n’a changé ; on affirme qu’être neutre, c’est le synonyme de faiblesse, qui ne mène apparemment à rien. Je m’adresse à tous ces idéalistes qui critiquent et dénoncent le jeu dans lequel nous sommes pris, au nom de la vraie politique, de la justice, de la démocratie. On nous assimile à des rêveurs, aux idées bonnes mais irréalisables. En fait, elles sont irréalisables à cause de ceux qui sont un peu trop lâches et orgueilleux pour admettre le changement et viser plus haut. Je crois que normalement, tout homme aimant son pays serait d’accord sur les points sur lesquels nos politiciens libanais passent malheureusement outre, probablement pour des raisons personnelles, ou faute d’idées, ce qui est normal s’agissant d’hommes qui sont en place depuis plus de 15 ans. En fait, la situation a besoin de changement. De plus, c’est l’histoire qui l’a écrite, le pouvoir a toujours été exercé par le peuple. Que les jeunes s’y mettent donc ! Notre pays a besoin de nous, plus particulièrement les jeunes, car nous vivons dans le présent et non dans des souvenirs de guerre (qui sont certes très importants). Nous sommes donc capables de promouvoir une ère novatrice au lieu de suivre tel ou tel leader. Ayons notre propre vision, jeune, nouvelle ; le Liban a besoin d’un changement. Et même si ce n’est qu’un début, que le travail commence par nous-mêmes. Autant de points dont nous pourrons débattre et échanger idées et points de vue, avec cette différence qui nous caractérise en tant que jeunes : une ouverture, un esprit libre et aucun intérêt en dehors de celui de notre pays. Je les encourage à se démarquer de ces politiciens et à mettre leur énergie et leur jeunesse au service de ce nouveau mouvement pour le Liban qui pourrait nous conduire vers d’autres horizons. La tentative de dialogue était, on le sait, le seul espoir pour le Liban ; malheureusement, il nous a échappé. À partir de là et au vu de la situation dans laquelle on s’enlise, aucun de nos politiciens ne mérite notre soutien et notre confiance, nous qui nous disputions encore pour les soutenir, les défendre. Il faut que l’esprit libre qui nous a toujours caractérisés et notre amour pour notre pays nous délivrent de cette vision trop limitée et nous poussent à croire au changement pour l’avenir du Liban, non celui d’un parti politique qui existe depuis trop longtemps, non d’une personnalité qui va un jour ou l’autre disparaître. « Ils » nous accusent d’être neutres. Je crois plutôt que nous avons adopté une position digne des valeurs auxquelles nous croyons, digne de nos idées. Nous avons des idées concrètes et nous proposons le meilleur pour un pays où chacun aurait sa place, non selon le nombre ni selon le soutien extérieur, mais suivant la constitution si particulière du Liban. Autrement dit, ce système féodal ne va pas changer. Il faut bien commencer par quelque chose et à nous le mérite d’initier ce début. Sur qui d’autre croyez-vous qu’ils comptent, tous ces politiciens ? Auraient-ils pu « arriver » s’ils n’avaient pas de partisans ? Il est très facile pour nous de mettre notre énergie et notre force au service d’un parti. Ils savent nous prendre par les sentiments. Mais justement, il ne s’agit plus du passé, mais du présent. Avoir un passé prestigieux ne suffit plus. Il faut moderniser le pays. Où en est-on de tous ces projets économiques et autres susceptibles de faire avancer le pays ? Le Liban a besoin de nous afin que nous concrétisions l’action à travers laquelle nous pourrions inciter les autres à s’ouvrir un peu plus. Le Liban traverse une période de conflits, comme si notre pays était ouvert à tous ceux qui veulent créer le chaos et réaliser leurs projets. Mais une question se pose : un pays uni aurait-il été aussi facile à bouleverser ? À qui la faute et que peut-on faire ? Notre division profite aux autres et nos politiciens sont toujours aussi aveugles. La faute est aussi la nôtre, qui sommes emportés par le courant. C’est à nous, les jeunes, de travailler pour créer des projets constructifs, viser encore plus loin et espérer voir de nouvelles figures sur la place publique. Où sont les hommes qui pourraient sortir notre pays de l’impasse ? Je crois qu’il ne s’en trouve pas au milieu de cette classe politique corrompue. Ayons cette volonté, qui n’est pour l’instant qu’un rêve. Un rêve qui deviendra réalité si nous unissons nos forces afin que nos voix se fassent entendre et que nos idées prévalent. Christelle COMAIR Classe de 3e

L’une des bases de la démocratie, dit-on, est le fait d’avoir la possibilité de critiquer la politique de son pays. C’est une chose essentielle, car critiquer est la preuve vivante de l’ouverture d’esprit, qu’on est en quelque sorte des idéalistes qui visent très haut, voient loin et exigent le meilleur pour leur pays. Pour l’instant, nombreux sont ceux qui ont critiqué à travers les journaux, la TV, etc. Mais rien n’a changé ; on affirme qu’être neutre, c’est le synonyme de faiblesse, qui ne mène apparemment à rien.
Je m’adresse à tous ces idéalistes qui critiquent et dénoncent le jeu dans lequel nous sommes pris, au nom de la vraie politique, de la justice, de la démocratie. On nous assimile à des rêveurs, aux idées bonnes mais irréalisables. En fait, elles sont irréalisables à cause de ceux...