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La frontière de l’Égypte avec la bande de Gaza reste scellée

Une semaine après la mainmise du Hamas sur Gaza, le poste-frontière de Rafah avec l’Égypte, dans le Sud, reste scellé, Le Caire ne reconnaissant aucune légitimité aux islamistes palestiniens. «Ce n’est pas l’Égypte qui bloque, mais ceux d’en face n’ont aucune légitimité politique et juridique », a déclaré hier à l’AFP un haut responsable égyptien qui a requis l’anonymat. Mais, selon lui, l’Égypte est toute disposée, comme Israël l’a déjà fait, a apporter une aide humanitaire d’urgence aux 1,5 million de Palestiniens qui vivent dans ce territoire enclavé et surpeuplé de 360 km2. Depuis le coup de force du Hamas dans la bande de Gaza, jeudi dernier, environ 400 Palestiniens, surtout des membres des forces de sécurité fidèles au président Mahmoud Abbas, se sont enfuis vers l’Égypte par terre ou par mer. Certains sont repartis après avoir remis leurs armes, d’autres ont gagné la Cisjordanie. Il en restait mercredi 295 placés dans deux camps, à al-Arish et à Rafah, dans le nord du Sinaï, a indiqué à l’AFP une source de sécurité. Dès que les combats interpalestiniens ont éclaté, le poste de Rafah a été bouclé, les 92 policiers de la Mission européenne d’assistance frontalière (Eubam) s’étaient déjà retirés le 9 juin pour des raisons de sécurité. « C’est aujourd’hui surtout un problème politique car l’UE ne reconnaît pas le Hamas, et nous ne pouvons pas dans ces conditions remplir notre mission », a affirmé à l’AFP Maria Tellaria, porte-parole des observateurs européens. Devenu le cordon ombilical des Palestiniens avec l’extérieur depuis le retrait d’Israël de la bande de Gaza en septembre 2005, le terminal de Rafah, au milieu d’une ville coupée en deux, n’a jamais été ouvert que par intermittence. Le problème aujourd’hui est que l’Autorité palestinienne, signataire avec Israël de l’accord de novembre 2005 sur les mouvements de personnes et de marchandises, a été chassée par la force de la frontière. Ce sont les miliciens du Hamas, qu’aucune des parties – Égyptiens, Israéliens, Européens – ne reconnaît comme interlocuteurs, qui se sont déployés du côté palestinien des 14 km de la ligne frontalière, dite de Philadelphie. « Hors de question d’être en contact avec cette bande. Pour résoudre le problème, des membres de l’Autorité palestinienne doivent retourner sur place », a affirmé le haut responsable égyptien. Le Caire appuie sans réserve le président Abbas et sa mise en place d’un cabinet d’urgence. Sa représentation diplomatique auprès de l’Autorité palestinienne sera transférée de Gaza à Ramallah, en Cisjordanie. Européens et Américains sont sur la même ligne, ayant levé au profit du nouveau gouvernement le blocus qu’ils imposaient depuis 15 mois au cabinet incluant le Hamas, considéré comme une organisation terroriste. Mais il est difficile d’envisager que le bouclage total de la frontière avec l’Égypte perdure sans graves tensions, alors que chaque été des milliers de Palestiniens travaillant à l’étranger cherchent à regagner la bande de Gaza. « La situation est sous contrôle, avec encore peu de Palestiniens dans ce cas, mais leur nombre risque d’augmenter rapidement », estime Gérard Peytrignet, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Caire. Des dizaines de policiers égyptiens sont aussi venus renforcer 750 gardes-frontières, des paramilitaires, pour tenter d’empêcher des passages en masse à travers des brèches, comme cela arrive depuis deux ans.
Une semaine après la mainmise du Hamas sur Gaza, le poste-frontière de Rafah avec l’Égypte, dans le Sud, reste scellé, Le Caire ne reconnaissant aucune légitimité aux islamistes palestiniens.
«Ce n’est pas l’Égypte qui bloque, mais ceux d’en face n’ont aucune légitimité politique et juridique », a déclaré hier à l’AFP un haut responsable égyptien qui a requis l’anonymat. Mais, selon lui, l’Égypte est toute disposée, comme Israël l’a déjà fait, a apporter une aide humanitaire d’urgence aux 1,5 million de Palestiniens qui vivent dans ce territoire enclavé et surpeuplé de 360 km2.
Depuis le coup de force du Hamas dans la bande de Gaza, jeudi dernier, environ 400 Palestiniens, surtout des membres des forces de sécurité fidèles au président Mahmoud Abbas, se sont enfuis vers l’Égypte par...