Tony Parker, le meneur français de San Antonio, refuse de se considérer comme le favori pour le titre de MVP de la finale NBA, malgré trois gros matches contre Cleveland.
« Ce serait bien, mais ce sera Timmy (Tim Duncan). Vous verrez ! C’est son équipe et cela l’a toujours été. Je n’y pense même pas », a encore répété « TP » mardi après avoir terminé la rencontre meilleur marqueur des Spurs pour la troisième fois en autant de matches.
Le Parisien de 25 ans, arrivé au Texas en 2001, a inscrit 17 points lors du succès des siens (75-72) pour une moyenne de 24,6 points par match dans cette finale, qui devrait lui offrir son 3e titre NBA, peut-être dès jeudi lors du match n° 4.
« J’essaie juste de rentrer sur le parquet pour faire la différence, pour être agressif et jouer mon jeu. Si cela arrive (le titre de MVP), je serai le premier à être heureux. Et si cela va à Timmy, je serai heureux de remporter un 3e titre », a ajouté Parker, qui complète ses statistiques avec une moyenne de 4 passes et 4 rebonds.
Depuis le premier match, les observateurs, qui votent pour ce trophée honorifique, insistent quasiment tous sur l’importance du meneur français dans le dispositif des Spurs et sur ses progrès par rapport à ses titres précédents (2003 et 2005).
Duncan peut passer son tour
Avec sa vitesse, son agressivité et sa constante envie de rentrer dans la raquette pour provoquer, Parker s’offre de nombreuses possibilités de marquer en déposant la balle dans le panier, les fameux « lay up », au nez et à la barbe des « grands ».
Et quand la « porte » se referme, il a toujours la possibilité de tirer à mi-distance, grâce à ses progrès dans ce secteur avec un entraîneur particulier depuis 2005, ou de donner à un partenaire libéré par le double marquage sur Parker.
Depuis deux matches, il a même ajouté à sa palette avec succès le tir à 3 points, ce qui amuse beaucoup ses coéquipiers. Après avoir réussi 15 de ses 38 tentatives au cours de la saison régulière, « TP » a rentré ses deux tentatives dans cette finale.
Et mardi, son tir primé à 1 minute de la fin a permis aux Spurs de prendre une avance de 5 points (72-67).
« J’essaie souvent d’en glisser un ou deux. L’entraîneur Pop (Gregg Popovich) n’aime pas que je prenne ses tirs. Mais il m’a dit que l’an prochain, je pourrai, alors j’ai décidé de commencer un peu plus tôt », s’est amusé le Français, qui serait le premier MVP européen de l’histoire de ce titre remis au meilleur joueur de la finale depuis 1969.
Cauchemar des Cavaliers depuis le début de cette finale, Parker refuse de voir la réalité, ou plutôt refuse de l’exprimer, mais inévitablement il sait qu’il fait une grande finale et que sa confiance transpire sur l’équipe.
Et Tim Duncan, déjà sacré lors des trois titres précédents des Spurs, peut bien passer son tour.
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« Ce serait bien, mais ce sera Timmy (Tim Duncan). Vous verrez ! C’est son équipe et cela l’a toujours été. Je n’y pense même pas », a encore répété « TP » mardi après avoir terminé la rencontre meilleur marqueur des Spurs pour la troisième fois en autant de matches.
Le Parisien de 25 ans, arrivé au Texas en 2001, a inscrit 17 points lors du succès des siens (75-72) pour une moyenne de 24,6 points par match dans cette finale, qui devrait lui offrir son 3e titre NBA, peut-être dès jeudi lors du match n° 4.
« J’essaie juste de rentrer sur le parquet pour faire la différence, pour être agressif et jouer mon jeu. Si cela arrive (le titre...