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Actualités - Document

Le changement climatique et la réponse internationale

Les dernières prévisions des experts internationaux confirmant l’emballement du réchauffement climatique pousse une partie de la communauté internationale à réclamer des engagements ambitieux pour le contrer. Le réchauffement en marche • Pour le Groupe international d’experts sur l’évolution du climat (Giec) mandaté par l’ONU, le changement climatique est « sans équivoque ». Les émissions de gaz à effet de serre (GES) émises par les activités humaines sont responsables de la hausse accélérée des températures depuis cent ans (+0,74°C). • La température mondiale pourrait augmenter de +1,1 à 6,4°C par rapport à 1980-1999 d’ici à 2100, avec une valeur moyenne plus sûrement comprise entre +1,8 et +4°C. Le réchauffement sera plus important sur les continents et aux latitudes élevées. • Les émissions mondiales de CO2 (dioxyde de carbone, le principal des GES), liées principalement à l’usage des énergies fossiles comme le pétrole ou le charbon, sont passées de 6,4 gigatonnes (milliards de tonnes) par an en moyenne durant la décennie 1990 à 7,2 Gt par an entre 2000 et 2005 ; une étude américaine publiée en mai (revue de l’Académie nationale des sciences) assure qu’elles augmentent à un rythme trois fois plus élevé depuis 2000 (+3,1 % par an) que dans les années 90 (+1,1 % par an). L’UE considère qu’au-delà de 2°C supplémentaires (en 2100 par rapport au début de l’ère industrielle), la planète deviendra ingérable. Seulement 4 à 6 degrés nous séparent de la dernière période glaciaire il y a 20 000 ans : la calotte glaciaire recouvrait alors l’Écosse, rappellent les climatologues. La réponse internationale – La Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), adoptée à Rio en 1992 et ratifiée par 188 pays et l’UE à Quinze, impose aux pays industrialisés la responsabilité première de la lutte contre ce phénomène. Collectivement, les pays du G8 qui représentent 13 % de la population mondiale sont responsables de 45 % des émissions mondiales de GES. – Le PROTOCOLE de Kyoto à la convention, conclu en décembre 1997 et entré en vigueur en février 2005, impose des objectifs différenciés de réduction des émissions de GES (portant sur six substances principales dont le CO2 et le méthane) aux seuls pays industriels (35 et l’UE, dits de l’annexe I) qui l’ont ratifié : ils doivent ramener en moyenne leurs émissions de la période 2008-2012 5 % en dessous du niveau de l’année de référence 1990. Les États-Unis – premier pollueur – et l’Australie, n’ont pas ratifié le protocole et sont les seuls gros pays industrialisés à n’y être pas tenus. Les pays émergents comme la Chine, l’Inde ou le Brésil sont exonérés, comme l’ensemble des pays en développement. Mais l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que les émissions de la Chine dépasseront celles des États-Unis en 2009. Les négociations sur l’avenir de Kyoto, dont la première période d’engagement expire fin 2012, doivent impérativement commencer à Bali en décembre sous l’égide de l’ONU, afin de garantir l’entrée en vigueur à temps du nouvel accord, compte tenu des délais de ratification. L’UE, s’appuyant sur les conclusions du GIEC, propose une réduction de moitié des émissions mondiales de GES d’ici à 2050 par rapport à 1990, ce qui imposerait aux pays industrialisés d’amputer les leurs de près de 80 %. Les États-Unis, associés aux négociations dans le cadre de la Convention climat, rejettent tout engagement contraignant tant que les économies émergentes, Chine et Inde en tête, n’y sont pas soumises. Mais ces dernières font valoir la « responsabilité historique » des nations développées depuis le début de l’ère industrielle.

Les dernières prévisions des experts internationaux confirmant l’emballement du réchauffement climatique pousse une partie de la communauté internationale à réclamer des engagements ambitieux pour le contrer.

Le réchauffement en marche
• Pour le Groupe international d’experts sur l’évolution du climat (Giec) mandaté par l’ONU, le changement climatique est « sans équivoque ». Les émissions de gaz à effet de serre (GES) émises par les activités humaines sont responsables de la hausse accélérée des températures depuis cent ans (+0,74°C).
• La température mondiale pourrait augmenter de +1,1 à 6,4°C par rapport à 1980-1999 d’ici à 2100, avec une valeur moyenne plus sûrement comprise entre +1,8 et +4°C. Le réchauffement sera plus important sur les continents et aux latitudes élevées.
• Les...