La Bourse de Beyrouth a débuté la semaine en recul, après avoir fini la semaine dernière en baisse de 0,36 %, dans un marché dominé surtout par les craintes d’une extension des combats entre l’armée libanaise et les islamistes dans d’autres régions que le Liban-Nord. Ce sentiment a été renforcé après que des miliciens de Jound el-Cham dans le camp palestinien de Aïn el-Héloué eurent tenté d’alléger l’étau de l’armée qui se resserre autour des combattants de Fateh el-Islam à Nahr el-Bared. Cela d’autant que le climat politique intérieur est toujours peu propice aux initiatives vis-à-vis des placements en actifs libanais.
Dans ce contexte, nombre d’opérateurs ont estimé devoir rester sur la défensive, continuant à rééquilibrer leurs portefeuilles titres avec une certaine propension à prendre les quelques gains que leur procure la récente hausse de la cote par endroits. Ce fut le cas de Solidere dont les actions A ont abandonné 0,55 % et B 0,98 %.
Phénomène identique dans le compartiment des bancaires sur lequel on a relevé la baisse de 2,43 % des certificats GDR de la BLOM Bank et de 0,40 % de ceux de la Bank Audi ainsi que des actions de la Byblos Bank aussi bien ordinaires (-1,13 %) que prioritaires (-1,08 %).
Pourtant, les actions du cimentier Holcim sont parvenues à gagner 2,12 % aux industrielles ainsi que les parts de Beirut Interbank Fund (+1,98 %), Beirut Lira Fund (+3,12 %) et Beirut Golden Income (+1,15 %) sur le Junior Market.
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a finalement essuyé une baisse de 4,95 points ou 0,40 % à 1 220,89 dans des échanges légers avec au total 161 625 titres négociés d’une valeur de 1 234 730 $, dont 23 589 actions A et B de Solidere d’une valeur de 381 283 $.
Sur le marché des changes, autrement calme, les demandes du dollar ont pu être facilement placées dans les opérations interbancaires entre 1 513,50 et 1 513,75 LL, selon les milieux cambistes de la place.
Les grandes Bourses en baisse
Pour ce qui est des grandes Bourses étrangères, elles ont terminé en baisse en Europe sur des prises de bénéfices après les sommets de vendredi. L’annonce dans la zone euro d’une hausse plus forte que prévu de 0,4 % des prix à la production industrielle en avril sur mai semble expliquer ce mouvement dans la mesure où ce développement devrait inciter la BCE à relever ses taux d’intérêt lors de la réunion de son conseil de gouverneurs demain. La chute de la Bourse de Shanghai a eu aussi sa part dans cette évolution.
Pourtant, la Bourse de New York est parvenue en fin de séance à se soustraire à ce mouvement baissier sur des achats à bon compte, la faisant ignorer la maigre hausse de 0,3 % des commandes industrielles aux États-Unis en avril.
Ces deux chiffres ont soutenu l’euro contre le billet vert sur les marchés des changes internationaux.
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