Rechercher
Rechercher

Actualités

Flush royal aux dames

À l’exception d’Amélie Mauresmo, c’est le gratin du tennis féminin au grand complet qui s’expliquera aujourd’hui en quarts de finale de Roland-Garros, suivi des deux premiers quarts dans le tableau masculin. Il faut remonter à 1993 pour retrouver une telle concentration de force à l’amorce des trois derniers matches de la quinzaine. Cette année-là, les huit premières têtes de série s’étaient donné rendez-vous en quarts. Un score parfait qui ne s’est plus jamais reproduit mais qui a failli ressurgir en 2007. Une seule grosse tête de série, la « Mauresmo n° 5 » n’a finalement pas tenu son rang. Elle a été remplacée par... la n° 9 d’Anna Chakvetadze. Autant dire que les surprises ont été rares cette année dans le tableau féminin, enlevant un peu de sel aux premiers tours mais promettant une lutte finale des plus belles. Chacun des quarts au programme aurait fait une finale très présentable, hormis peut-être le duel 100 % russe entre Chakvetadze et Maria Sharapova qui vaudrait une grosse cote sur terre battue. Les trois autres matches en revanche font tourner la tête. À commencer par l’opposition entre Jelena Jankovic, vainqueur de deux tournois sur terre battue cette saison, et Nicole Vaidisova, demi-finaliste à Paris l’année dernière. Toutes deux peuvent espérer la victoire finale dès cette année. Sympathique aussi la partie entre l’autre force serbe Ana Ivanovic et la Russe Svetlana Kuznetsova, finaliste sortante, pour ce qui sera un remake de la dernière finale de Berlin (victoire d’Ivanovic dans le tie-break du troisième set). Mais tous les regards seront évidemment d’abord braqués sur le choc entre la n° 1 mondiale Justine Henin et l’Américaine Serena Williams. Que les deux grandes favorites se rencontrent si tôt dans le tournoi tient du classement de Serena, qui n’a pas encore eu le temps de monter plus haut après être parti de très bas. Mais depuis le début de la saison, l’Américaine, qui végétait aux alentours de la 150e place il y a encore quelques mois, est une sorte de n° 1 bis : peu de tournois joués mais victoire dans les deux plus importants, à l’Open d’Australie et à Miami. À Miami, elle a justement battu Henin en finale après avoir perdu le premier set 6-0 et défendu deux balles de match dans le deuxième. C’était là leur première rencontre depuis leur demi-finale à Roland-Garros en 2003, un match entré dans les annales du tennis. À l’époque, c’est Henin qui l’avait emporté, en route pour son premier titre à Paris. Serena avait quitté le court au bord des larmes après avoir été sifflée par le public parisien qui n’appréciait guère sa toute puissance d’alors. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Les retrouvailles sur le central entre Henin et la cadette des sœurs Williams n’en restent pas moins un événement.
À l’exception d’Amélie Mauresmo, c’est le gratin du tennis féminin au grand complet qui s’expliquera aujourd’hui en quarts de finale de Roland-Garros, suivi des deux premiers quarts dans le tableau masculin.
Il faut remonter à 1993 pour retrouver une telle concentration de force à l’amorce des trois derniers matches de la quinzaine. Cette année-là, les huit premières têtes de série s’étaient donné rendez-vous en quarts.
Un score parfait qui ne s’est plus jamais reproduit mais qui a failli ressurgir en 2007. Une seule grosse tête de série, la « Mauresmo n° 5 » n’a finalement pas tenu son rang. Elle a été remplacée par... la n° 9 d’Anna Chakvetadze. Autant dire que les surprises ont été rares cette année dans le tableau féminin, enlevant un peu de sel aux premiers tours mais promettant une...