La Bourse de Beyrouth est repartie en légère baisse hier, dans un marché prudent dans l’attente de l’issue des tractations politiques en cours pour mettre fin au bras de fer opposant l’armée libanaise à Fateh el-Islam dans le nord du Liban. Les risques d’une solution militaire à cette crise, après le refus de ce groupuscule islamiste de livrer un quelconque de ses membres aux autorités libanaises afin qu’ils répondent devant la justice de leur agression contre l’armée, ont continué de nourrir des craintes de toutes sortes au niveau de la communauté financière. Le marché des valeurs mobilières libanaises ne tardait pas à en souffrir comme en témoigne la nette contraction de son activité.
C’est dans ce contexte empreint de beaucoup d’appréhensions que les actions de Solidere devaient être diversement traitées en hausse de 1,43 % pour la catégorie A et en baisse de 1,18 % pour la catégorie B, dans des volumes très légers.
Le compartiment des bancaires a été aussi déserté à quelques exceptions près illustrées par la baisse de 1,11 % des actions ordinaires de la Byblos Bank et le maintien des certificats GDR de la Blom Bank à 70 $.
Par ailleurs, on a relevé la hausse de 2,68 % des actions du cimentier Holcim et la stabilité des parts émises par Beirut Golden Income à 103 500 LL dans des échanges très médiocres.
En effet, l’indice Blom des valeurs libanaises a reperdu 1,47 point ou 0,12 % à 1 227,70 points, après correction, dans un marché pratiquement creux avec la négociation de 44 562 titres seulement d’une valeur de 322 848 $, dont 14 887 actions A et B de Solidere d’une valeur de 238 487 $.
Pour ce qui est du marché des changes, il est resté calme malgré l’approche de la liquidation mensuelle de mai des positions en devises. Toutefois, les offres et les demandes en dollar ont pu être facilement placées dans les opérations interbancaires entre 1 512,75 et 1 513,25 LL, selon les milieux cambistes.
Les grandes Bourses en ordre dispersé
malgré un bon indicateur US
À l’étranger, les principales Bourses ont terminé sur des notes contrastées, en dépit d’un indicateur de confiance des consommateurs meilleur que prévu aux États-Unis (108 points en mai contre 106,3 points en avril). Certaines places ont été soutenues par de nouvelles fusions et acquisitions (offres d’achat d’ABN Amro par Royal Bank of Scotland et de Volvo par BMW). Mais ces développements devaient avoir un impact passagèrement positif, notamment sur Wall Street et la Bourse de Paris.
Quant à l’euro, il s’est finalement stabilisé face au dollar après une poussée au-dessus du seuil de 1,35 $ suite à la publication de l’indice de confiance US.
Élie KAHWAGI
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