Il est fascinant de constater comment il suffit parfois d’une barbe bien fournie, de quelques mugissements pseudo-théologiques et d’un staccato de mitraillette pour ramener un pays 30 ans en arrière. Un rétropédalage, certes dramatique, mais qui garde cependant un seul avantage : celui de nous rajeunir.
Aux commandes de cette formidable machine à remonter les temps : un nouvel OGM palestinien. Une espèce de bubon humanoïde qui vient d’éclore dans le laboratoire libanais, mais qui avait déjà commencé à bourgeonner il y a quelques années chez les frérots de la ménagerie d’à-côté. Il s’appelle Chaker Absi et du haut de son extrait de naissance, 52 ans le regardent. Dédaignant ce nom en forme d’éternuement, pratiquement invociférable dans le milieu milicien chic de Nahr el-Bared, ce mutant des sables a d’abord été tenté par le pseudo d’Abou el-Hassan. Hélas la marque était déposée depuis les années 70. Puis, jugeant sans doute qu’un seul Hassan faisait minable, il a finalement opté pour le doux vocable d’Abou el-Hassanein. Tant qu’à inventer des appendices, autant en avoir deux…
Ce nouvel « Abou », le dernier d’une nichée de pestiférés de l’OLP, est en fait le dissident d’un dissident, un autre « Abou », affublé du pendentif « Moussa ». Celui-ci avait eu l’occasion d’exercer ses talents dans les années 80 contre Yasser Arafat, primus inter pares des « Abou » palestiniens. Ce qui confirme le très peu connu théorème d’Abraham : sur deux Palestiniens, il y en a toujours un qui est le dissident de l’autre.
Chaker the Shaker a commencé donc par être laïc. Mais comme de nos jours, ça fait ringard, il s’est aussitôt branché sur un logiciel islamiste dernier cri, livré avec tous ses périphériques : la barbe amazonienne, la chemise de nuit, la ceinture d’explosifs, sans oublier les 70 vierges en chaleur qui l’attendent au paradis, pour le cas où le martyr s’y pointerait tout nu.
Aujourd’hui, notre ami a pour les Libanais deux projets ambitieux d’aménagement du territoire : faire transformer le camp de Nahr el-Bared en parking et ramener à Beyrouth le Salon de l’auto piégée de Bagdad. Quant à sa devise, qu’il a hâtivement pompée sur celle des Rohan, elle reste inchangée : « Allah ne puis, prophète ne daigne, Absi suis. »
Et psychopathe je reste…
Gaby NASR
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Il est fascinant de constater comment il suffit parfois d’une barbe bien fournie, de quelques mugissements pseudo-théologiques et d’un staccato de mitraillette pour ramener un pays 30 ans en arrière. Un rétropédalage, certes dramatique, mais qui garde cependant un seul avantage : celui de nous rajeunir.
Aux commandes de cette formidable machine à remonter les temps : un nouvel OGM palestinien. Une espèce de bubon humanoïde qui vient d’éclore dans le laboratoire libanais, mais qui avait déjà commencé à bourgeonner il y a quelques années chez les frérots de la ménagerie d’à-côté. Il s’appelle Chaker Absi et du haut de son extrait de naissance, 52 ans le regardent. Dédaignant ce nom en forme d’éternuement, pratiquement invociférable dans le milieu milicien chic de Nahr el-Bared, ce mutant des sables a...