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Kasparov dresse un bilan sans concession des années Poutine

Garry Kasparov, responsable du mouvement d’opposition L’Autre Russie, a dressé un bilan sans concession des années Poutine hier, devant une commission du Parlement européen à Strasbourg, estimant que la bataille est d’ores et déjà engagée au Kremlin pour trouver en mars un successeur à Vladimir Poutine. Devant la commission des Affaires étrangères du PE, l’ancien champion du monde d’échecs a jugé que les actuels dirigeants n’étaient pas en confiance et étaient « plutôt nerveux » en raison de leur incapacité à trouver un successeur au président Vladimir Poutine. « Ils sont nombreux à vouloir chausser ses bottes » a-t-il commenté, évoquant « des luttes byzantines pour trouver un candidat qui devra ensuite éliminer ses propres opposants ». Interrogé sur la popularité de M. Poutine, Kasparov a répondu qu’avec le même contrôle de la presse aux États-Unis que celui exercé en Russie, le président américain George W. Bush « aurait sans doute de très bons indices de satisfaction ». De nombreuses lois votées par le Parlement ont encore limité les possibilités de s’exprimer et la presse est muselée, selon l’opposant qui dénonce une absence de démocratie. « Derrière le succès de la propagande, il y a 85 % de Russes qui ne participent pas à la relative prospérité économique alors que des milliards (de dollars) partent à l’étranger et qu’il faudrait faire de gigantesques investissements », a-t-il dénoncé. Il a aussi expliqué les obstacles mis au dépôt d’une candidature aux législatives qui nécessite soit l’appui d’un parti parlementaire, soit la collecte de deux millions de signatures, « mais pas plus de 40 000 à Moscou et dans les autres grandes villes ». « Et même si vous passez tous ces obstacles, le jour de l’élection tout dépend de la manière dont sont comptabilisés les suffrages », a-t-il déploré. « Il faut envoyer des messages sans équivoque à Poutine pour qu’il change de comportement », a-t-il déclaré à son auditoire, saluant la nouvelle détermination de l’Union européenne à parler d’une seule voix pour demander au président russe le respect des droits fondamentaux et de la démocratie. À l’issue de sa visite de deux jours à l’invitation du PE, M. Kasparov s’est rendu hier à la Cour européenne des droits de l’homme. Il y a introduit une requête pour des violations de la liberté d’expression et du droit à un procès équitable survenues selon lui pendant sa détention dans un commissariat de Moscou et sa présentation devant un tribunal après une manifestation de l’opposition le 14 avril à Moscou.
Garry Kasparov, responsable du mouvement d’opposition L’Autre Russie, a dressé un bilan sans concession des années Poutine hier, devant une commission du Parlement européen à Strasbourg, estimant que la bataille est d’ores et déjà engagée au Kremlin pour trouver en mars un successeur à Vladimir Poutine. Devant la commission des Affaires étrangères du PE, l’ancien champion du monde d’échecs a jugé que les actuels dirigeants n’étaient pas en confiance et étaient « plutôt nerveux » en raison de leur incapacité à trouver un successeur au président Vladimir Poutine. « Ils sont nombreux à vouloir chausser ses bottes » a-t-il commenté, évoquant « des luttes byzantines pour trouver un candidat qui devra ensuite éliminer ses propres opposants ».
Interrogé sur la popularité de M. Poutine, Kasparov a...