Après un début de semaine plutôt prometteur dans la perspective d’un règlement en vue de la crise politique intérieure à la lumière de l’intérêt manifesté par la communauté internationale pour le Liban, la Bourse de Beyrouth est redevenue hésitante à la veille du week-end. Les gains enregistrés par les vedettes de la cote ne tardaient pas à s’éroder au fil des cotations sur des ventes bénéficiaires, l’indice des valeurs libanaises, qui a d’abord enchaîné quatre séances haussières, devant finalement abandonner un peu de terrain. À cela aurait contribué, selon les professionnels, la mise en garde lancée jeudi dernier par l’ancien Premier ministre Salim Hoss, de retour de Damas, contre l’adoption du tribunal international devant juger les assassins de Rafic Hariri par le Conseil de sécurité de l’ONU. « Plus de dissensions politiques et plus de complications à venir avec la Syrie après la mise en place de ce tribunal », a-t-il indiqué.
Un peu plus tôt, le Hezbollah avait aussi averti contre les conséquences d’une résolution contraignante du Conseil de sécurité sur ce tribunal international. Cette prise de position a incité les opérateurs à rester prudents, sans leur faire ignorer les perspectives encourageantes de plusieurs grandes sociétés cotées et les bons résultats enregistrés par les banques en 2006 et au 1er trimestre 2007 grâce aux flux de capitaux arabes en quête de placements en actifs libanais malgré la crise politique qui secoue le pays.
Mais il n’en demeurait pas moins que la Bourse devait subir quelques pressions sur fond d’inquiétude au sujet de ce tribunal international. Ce mouvement, qui n’a pas dépassé le cadre d’une correction des excès commis à la hausse de certaines valeurs, a amputé à la cote libanaise l’essentiel de ses gains de la semaine sans pour autant remettre en cause son orientation initialement haussière. Ce fut le cas surtout des actions de Solidere qui, après un rebond jusqu’à 16,60 $, celles de la catégorie A devaient terminer la semaine dernière à 16,26 $ contre 16,25 $ à la fin de la semaine qui l’a précédée (+0,06 %) et celles de la catégorie B à 16,48 $ contre 16 $ pendant la même période (+3 %). Pourtant, ce développement ne s’est pas accompagné de beaucoup d’activité avec la négociation de 768 565 actions A et B d’une valeur de 12 525 680 $, soit 60,95 % de l’ensemble du marché la semaine passée contre 1 456 242 actions A et B d’une valeur de 22 832 168 $ ou 75,15 % du marché pendant la semaine qui l’a précédée.
Même chose dans le compartiment des bancaires, qui a représenté 37,76 % de la cote la semaine écoulée avec la négociation de 228 332 titres d’une valeur de 7 761 298 $ contre 263 488 titres d’une valeur de 7 478 880 $ ou 24,62 % de la cote pendant la semaine qui l’a précédée. C’est ainsi qu’on a relevé d’un côté la hausse des certificats GDR de la BLOM Bank de 71,25 $ à 72,45 $ (+1,68 %) et de la Bank Audi de 64 $ à 64,60 ù (+0,94 %), ainsi que des actions ordinaires de la Bank of Beirut de 12,80 $ à 12,95 $ (+1,17 %) et des actions prioritaires de la Byblos Bank de 1,90 $ à 1,92 $ (+1,05 %). Et, de l’autre, le recul des actions ordinaires de la Bank Audi de 62 $ à 61,10 $ (-1,45 %) et la stabilité des actions préférentielles de la BLOM Bank 2004 et 2005 à 101 $, ainsi que celles de la Byblos Bank aussi bien ordinaires à 1,85 $ et préférentielles à 103 $ avec celles de la Bank of Beirut à 24,90 $ .
Sur le restant de la cote, les actions du cimentier Holcim sont tombées de 1,94 $ à 1,91 $ (-1,55 %) alors que les parts émises par Beirut Preferred Fund et Beirut Lira Fund se sont maintenues à 101,50 $ et 102 500 LL respectivement.
Au cours de la semaine écoulée, l’indice BLOM des valeurs libanaises a dû réduire ses gains à 3,89 points ou 0,31 % en clôturant à 1 245,43 points, dans des échanges peu étoffés ne dépassant pas au total quelque 1 046 133 titres négociés d’une valeur de 20 551 618 $ contre 1 723 664 titres d’une valeur de 30 381 580 $ pendant la semaine qui l’a précédée.
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