Bien que la Bourse de Beyrouth ne sache pas toujours sur quel pied danser, certains opérateurs ont estimé à la veille du week-end devoir anticiper les résultats des tractations qui ont eu lieu entre des hauts responsables américains et syriens au sujet du Liban en marge de la conférence internationale sur l’Irak qui s’est tenue à Charm el-Cheikh. Dans l’espoir que ces contacts pourraient amoindrir les risques entourant les deux autres dossiers de la présidentielle libanaise et du tribunal à caractère international, ces quelques opérateurs ont donc procédé hier à une chasse aux bonnes affaires sur le marché libanais des valeurs mobilières. Solidere en a profité, les actions A et B de cette société ayant avancé de 0,71 % et de 0,26 % respectivement.
D’autres valeurs du secteur bancaire ont été également recherchées, notamment les actions de la Byblos Bank aussi bien ordinaires (+1,07 %) que prioritaires (-0,52 %), les certificats GDR de la BLOM Bank (+1,82 %) et les actions préférentielles 2004-2005 de cette même banque (inch.) ainsi que les actions ordinaires de la Bank Audi (-2,63 %).
Par ailleurs, on a relevé la stabilité des actions du cimentier Holcim à 1,90 $, des parts du Beirut Preferred Fund à 101,50 $, du Beirut Lira Fund et du Beirut Golden Income à 102 500 LL.
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a clôturé en légère baisse de 1,98 point ou 0,16 % à 1 219,85 points, dans des échanges relativement étoffés, totalisant 132 735 titres d’une valeur de 3 325 981 $, dont 18 665 actions A et B de Solidere d’une valeur de 289 775 $.
Sur le marché des changes, le dollar a continué d’évoluer dans les mêmes marges étroites que la veille en l’absence de motivations à l’achat comme à la vente de cette monnaie. Il s’est maintenu ainsi entre 1 512,50 et 1 513,50 LL dans des opérations interbancaires calmes et équilibrées.
Les grandes Bourses sur leur lancée
Les grandes Bourses mondiales ont toutes fini en forte hausse sur de bonnes nouvelles en provenance de plusieurs sociétés. Des spéculations sur les rachats de sociétés, à commencer par le groupe de médias et de services financiers Reuters convoité par son concurrent canadien Thomson pour finir avec Vivendi qui envisage un rapprochement avec le britannique EMI et Microsoft avec Yahoo!, ont également nourri ce mouvement de hausse. L’annonce aux États-Unis de créations d’emplois légèrement inférieures aux attentes (88 000 en avril après 177 000 en mars) a été aussi bien accueillie par les investisseurs dans la mesure où ce développement témoigne d’une croissance US raisonnable avec des pressions inflationnistes amoindries.
Pourtant, ce chiffre de l’emploi US a pesé sur la tenue du billet vert et par ricochet soutenu l’euro.
Élie KAHWAGI
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