ÉNERGIE
L’Algérie prévoit d’augmenter
ses exportations de gaz de 30 % en 2010
le 30 avril 2007 à 00h00
L’Algérie prévoit d’exporter, à partir de 2010, 85 milliards de mètres cubes de gaz par an, dont la moitié en gaz naturel liquéfié (GNL), contre 62 milliards de mètres cubes actuellement, soit une hausse de 30 %, a annoncé hier le ministre algérien de l’Énergie Chakib Khelil. Le ministre a précisé que deux projets de production de GNL, d’une capacité de 4,5 millions de tonnes chacun, en phase de réalisation, devraient démarrer en 2011-2012. L’un de ces deux projets à Gassi Touil (Sahara), englobant toute la chaîne du GNL de l’exploration à la liquéfaction, a été confié au consortium espagnol formé par Repsol et Gas Natural.
Le consortium espagnol détient 80 % dans l’usine de GNL devant être construite à Arzew (Oran – Ouest) et 65 % dans l’exploitation du champ gazier de Gassi Touil. Prévu pour être achevé en 2009, le projet a pris du retard.
La compagnie publique algérienne Sonatrach, qui affirme avoir déjà négocié la vente de sa part de production de ce projet à des acheteurs américains, presse le consortium espagnol de respecter les délais de démarrage, au risque d’avoir à payer des pénalités de retard. Elle n’envisage pas de renégocier ces délais, selon ses responsables.
M. Khelil a souligné que les projets de gaz sont autofinancés par Sonatrach, qui a réduit sa dette à 500 millions de dollars en 2006, pour un revenu annuel de 54 milliards de dollars.
« Sonatrach a fait des bénéfices ces cinq dernières années. Elle a réduit ses dettes. Elle finance elle-même ses projets ou dans le cadre de ses partenariats », a-t-il dit.
Après avoir investi durant les vingt dernières années pour développer ses réserves de gaz en Algérie, Sonatrach, leader mondial du GNL, centre sa stratégie actuelle d’internationalisation de ses activités sur l’accès aux réserves de gaz d’autres compagnies, les transferts de technologie et un meilleur accès aux marchés internationaux, dont celui des États-Unis.
Le ministre a souligné que Sonatrach visait une plus grande place sur le marché américain du GNL, notamment celui de la côte est (Maryland, Massachusetts), où la compagnie s’est réservée des capacités d’accès à plusieurs terminaux.
Les États-Unis, qui seront les plus grands consommateurs de gaz liquéfié dans les prochaines années, représentent actuellement 20 % des exportations de GNL de Sonatrach.
L’Algérie prévoit d’exporter, à partir de 2010, 85 milliards de mètres cubes de gaz par an, dont la moitié en gaz naturel liquéfié (GNL), contre 62 milliards de mètres cubes actuellement, soit une hausse de 30 %, a annoncé hier le ministre algérien de l’Énergie Chakib Khelil. Le ministre a précisé que deux projets de production de GNL, d’une capacité de 4,5 millions de tonnes chacun, en phase de réalisation, devraient démarrer en 2011-2012. L’un de ces deux projets à Gassi Touil (Sahara), englobant toute la chaîne du GNL de l’exploration à la liquéfaction, a été confié au consortium espagnol formé par Repsol et Gas Natural.
Le consortium espagnol détient 80 % dans l’usine de GNL devant être construite à Arzew (Oran – Ouest) et 65 % dans l’exploitation du champ gazier de Gassi Touil. Prévu...
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