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Un peu plus de... Dalida, 20 ans déjà

Dans la nuit du 2 au 3 mai, cela fera 20 ans que Yolanda Gigliotti, alias Dalida, 44 ans, nous a quittés. Quand on pense aujourd’hui à tous ces Français et Libanais qui dansent sur ses chansons ou chantent ses morceaux, à l’héritage qu’elle a laissé au répertoire de la musique française, mais aussi italienne ou orientale, qu’elle fait sourire les enfants avec Itsi Bitisi Bikini ou Les enfants du Pirée, qu’elle fait rêver leurs parents quand ils entendent Bambino, Gigi l’amoroso ou J’attendrais, on a du mal à imaginer la vie tragique et triste de celle que ses intimes appelaient Dali. Trois hommes, trois suicides, une fausse couche la rendant stérile et des histoires impossibles. Une vie avec si peu de joie et autant de drames auront raison de la femme fragile qui se cachait derrière ses paillettes et sa chevelure trop faussement blonde, ses costumes disco sexy et ce léger strabisme qui lui faisait honte. L’ancienne Miss Égypte a vu les trois hommes de sa vie se donner la mort. Trois fêlures, sans oublier la pire de toutes : cet avortement qui, s’étant mal passé, la rendra stérile. Trop d’ombre derrière la lumière et un soleil qui lui a fait faux bond, vingt ans avant sa mort. En 1967, alors qu’elle se produit au Festival de San Remo, la chanson Cia, amor ciao qu’a écrit pour elle Luigi Tenco n’est pas gagnante. Le soir même, le jeune artiste italien se tire une balle dans la tête alors que le couple venait d’annoncer son futur mariage. Un mois plus tard, Dalida tentera de se donner la mort… Dès lors, la vie de la chanteuse sera jalonnée par une série de drames, la faisant sombrer de plus en plus dans la dépression, la détruisant à petit feu… Son ex-mari et ancien Pygmalion, Lucien Morisse, d’Europe 1, se suicidera également, 9 ans après leur divorce. Idem pour Richard Chamfray, avec qui la star a vécu neuf ans. Il mettra lui aussi fin à ses jours… Dalida aurait-elle pu finir sa vie autrement qu’en décidant du jour où il fallait partir ? Comment aurait-elle pu ne pas penser qu’elle portait malheur ? Comment choisir une autre voie, une autre fin ? Comment faire quand on dit qu’on est la maîtresse de Mitterrand, qu’on a fini par appeler Mimi l’amoroso ? Et, enfin, comment continuer quand le seul homme qu’on aurait voulu épouser, c’est Orlando son frère… et que la dernière histoire d’amour vécue, ce fut avec un médecin marié, qui s’appelait François et qui, le 1er mai au soir, lui annonce qu’il n’ira pas au théâtre avec elle ? Alors, ses peines au cœur, les épaules trop lourdes de vingt années de malheurs qui lui arracheront aussi des amis, malgré cette joie de vivre qui la caractérisait et cet humour qui lui permettait de se parodier elle-même, malgré le succès, les disques d’or, les applaudissements, les fans, l’amour du public et de son entourage ; Dalida dira à ses proches qu’elle va au théâtre, fera le tour du pâté de sa maison qu’elle acheta à Montmartre en 1962, après son énième succès, celui de Petit Gonzales, remontera chez elle et avalera des barbituriques. La France, le Liban, l’Égypte et l’Italie apprendront le 3 mai au matin que celle qui « voulait mourir sur scène » est partie dans l’ombre… seule, loin des projecteurs.



Dans la nuit du 2 au 3 mai, cela fera 20 ans que Yolanda Gigliotti, alias Dalida, 44 ans, nous a quittés. Quand on pense aujourd’hui à tous ces Français et Libanais qui dansent sur ses chansons ou chantent ses morceaux, à l’héritage qu’elle a laissé au répertoire de la musique française, mais aussi italienne ou orientale, qu’elle fait sourire les enfants avec Itsi Bitisi Bikini ou Les enfants du Pirée, qu’elle fait rêver leurs parents quand ils entendent Bambino, Gigi l’amoroso ou J’attendrais, on a du mal à imaginer la vie tragique et triste de celle que ses intimes appelaient Dali. Trois hommes, trois suicides, une fausse couche la rendant stérile et des histoires impossibles. Une vie avec si peu de joie et autant de drames auront raison de la femme fragile qui se cachait derrière ses paillettes et sa...