L’Inter, dominateur tout le long de la saison, au point de gagner 17 rencontres d’affilée, a comme attendu été couronné champion d’Italie pour la 15e fois de son histoire, hier à la faveur d’un succès à Sienne (2-1).
Sacré à cinq journées de la fin, l’Inter n’est désormais plus ce club moqué, celui qui a des stars, beaucoup d’argent mais qui ne gagne jamais rien.
Pour retrouver trace d’un scudetto nerazzurri, il faut remonter à 1989. Certes, l’Inter a acquis un 14e titre en 2006 (et réalise ainsi le doublé). Mais celui-ci a été attribué a posteriori, en raison de l’implication de la Juventus et de l’AC Milan dans le retentissant scandale des matches truqués.
« C’est maintenant ou jamais », avait déclaré en début de saison le président Massimo Moratti. Il a été entendu.
« Émotion immense »
« C’est une émotion immense parce que l’équipe a fait un championnat extraordinaire. Et gagner de cette façon, à 5 journées de la fin, c’est une chose exceptionnelle », s’est félicité l’entraîneur Roberto Mancini, ému et radieux sur la pelouse du stade de Sienne.
Son équipe a effectivement aligné des performances à donner le vertige, en témoignent les 26 victoires et 6 nuls pour une seule défaite (avec 68 buts marqués et 29 encaissés). Mieux, entre la 8e et la 25e journée, le club a remporté ses 17 matches, établissant un record qui ne devrait pas tomber de sitôt.
Au-delà des chiffres, l’Inter a proposé un jeu cohérent, basé sur un très fort collectif. Une chose qui n’avait rien d’évidente avec un effectif qui regorge de stars et de fortes têtes, comme Vieira, Ibrahimovic ou Adriano.
Le mérite en revient à Mancini. Le technicien a su imposer ses choix sans que cela ne suscite de vagues. « Mancini a une Ferrari à sa disposition, mais tout le monde ne sait pas conduire un tel bolide. Mais, lui, il a démontré qu’il savait le faire », analysait samedi Cesare Prandelli, son homologue de la Fiorentina, dans La Gazzetta dello Sport.
En plus, l’entraîneur a pu compter sur des cadres à la hauteur comme Zanetti, Stankovic et Materazzi, certainement le plus emblématique. Transfiguré depuis son titre de champion du monde, le défenseur à la si mauvaise réputation s’est mué en patron et a été décisif lors des grands matchs.
Comme un symbole, c’est avec sang froid qu’il a transformé le penalty de la victoire et du titre à Sienne.
Objectif: Ligue des champions
Au cours de la saison, la Roma a été la seule à tenter de rivaliser. Mais si elle a bien négocié les gros matchs, elle a, au contraire de l’Inter, perdu trop de points contre des équipes mineures. Et lorsqu’elle s’est imposée à San Siro pour infliger au leader sa première défaite de la saison (1-3) mercredi, il était déjà trop tard car les Nerrazzurri comptaient 16 points de plus.
Le club romain a été le seul à s’opposer car, à la suite du scandale des matchs truqués, la Juventus a été rétrogradée en 2e division, tandis que l’AC Milan et la Fiorentina ont été sanctionnés de points de pénalité.
Le scudetto 2007 est-il pour autant dévalué ? Une réflexion qui fait bondir les dirigeants de l’Inter. « C’est eux qui ont triché. Pas nous », n’ont-ils cessé de répéter.
Au terme d’une saison qui peut être plus belle encore si l’Inter remporte une 6e Coupe d’Italie (finale contre la Roma les 9 et 17 mai), le seul regret provient de la Ligue des champions.
L’élimination en 8e de finale face à Valence est restée en travers de la gorge, d’autant plus qu’elle a été ponctuée d’une bagarre générale à la fin du match retour en Espagne. Assurément, la Ligue des champions constituera le grand défi de la prochaine saison.
Les résultats
Sampdoria Gênes - Messine 3 – 1
AC Milan - Cagliari 3 – 1
Lazio Rome - Fiorentina 0 – 1
Sienne - Inter Milan 1 – 2
Chievo Vérone - Livourne 2 – 1
Atalanta Bergame - AS Rome 2 – 1
Empoli - Torino 0 – 0
Reggina - Udinese 1 – 1
Palerme - Parme 3 – 4
Catane - Ascoli (reporté).
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Sacré à cinq journées de la fin, l’Inter n’est désormais plus ce club moqué, celui qui a des stars, beaucoup d’argent mais qui ne gagne jamais rien.
Pour retrouver trace d’un scudetto nerazzurri, il faut remonter à 1989. Certes, l’Inter a acquis un 14e titre en 2006 (et réalise ainsi le doublé). Mais celui-ci a été attribué a posteriori, en raison de l’implication de la Juventus et de l’AC Milan dans le retentissant scandale des matches truqués.
« C’est maintenant ou jamais », avait déclaré en début de saison le président Massimo Moratti. Il a été entendu.
« Émotion...