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Actualités - Opinion

Éclairage Les violences à Bagdad démontrent l’échec du plan renforcé de sécurisation

La vague d’attentats à la voiture piégée à Bagdad, qui ont fait mercredi au moins 190 morts, dont 140 sur un marché populaire, souligne l’apparente incapacité de l’armée américaine, qui a récemment reçu des renforts, à mater l’insurrection sunnite, selon des experts. Les commandants américains affirment que les assassinats ont fortement diminué depuis que des brigades de combat américaines supplémentaires et des forces de sécurité irakiennes sont entrées dans la capitale pour juguler la violence. Cependant, ce plan massif de sécurisation n’empêche pas les extrémistes sunnites de mener des attentats-suicide comme celui à la voiture piégée dans le marché d’al-Sadriyah, le plus sanglant dans la capitale depuis le début de l’année. Au moins 140 personnes y ont péri et 155 ont été blessées. « À chaque fois que quelqu’un est déterminé à tuer des civils innocents, et est prêt à y laisser sa vie, il est très difficile de l’en empêcher », dit Bryan Whitman, un porte-parole du Pentagone. Loren Thompson, un expert militaire à la Lexington Institute, estime que le problème est plus profond. « Ces attaques montrent que l’armée américaine n’a pas encore trouvé la solution au problème central en Irak, c’est-à-dire une campagne de massacre de masse par les extrémistes sunnites », dit-il. Le 22 février 2006, l’attentat contre un mausolée chiite de Samarra (nord de Bagdad), haut lieu de l’islam chiite en Irak, a provoqué une hausse des violences confessionnelles entre sunnites et chiites. Le Pentagone dépense des milliards de dollars pour trouver les moyens de protéger les troupes américaines contre les attentats-suicide. « C’est une situation très difficile dans laquelle nous traquons un lapin qui court plutôt vite », a dit l’amiral américain William Fallon, nouveau patron des opérations militaires américaines au Moyen-Orient, lors d’une audition au Congrès. « L’ennemi est très malin, il regarde ce que l’on fait pour adapter ses tactiques afin de profiter de nos failles », a-t-il ajouté. Par ailleurs, le plan de sécurisation de Bagdad suscite de vives critiques au sein du Parlement irakien. « Ce qui s’est passé à al-Sadriyah et Karrada prouve que le plan de sécurité n’est pas dirigé contre ceux qui sont derrière la vraie terreur », a estimé Saleh Hassan Issa al-Igaili, membre du groupe parlementaire du leader radical chiite Moqtada Sadr. « Il y a une importante violation du plan de sécurité », a déclaré le député Naseer al-Ani, membre du Parti islamique irakien, soulignant que c’était la troisième fois que le quartier d’al-Sadriyah était la cible d’attaques. « C’est regrettable, et il ne faudrait pas que cela continue comme ça », a prévenu M. al-Ani, qui est aussi le porte-parole du Front irakien de concorde nationale (sunnite).
La vague d’attentats à la voiture piégée à Bagdad, qui ont fait mercredi au moins 190 morts, dont 140 sur un marché populaire, souligne l’apparente incapacité de l’armée américaine, qui a récemment reçu des renforts, à mater l’insurrection sunnite, selon des experts.
Les commandants américains affirment que les assassinats ont fortement diminué depuis que des brigades de combat américaines supplémentaires et des forces de sécurité irakiennes sont entrées dans la capitale pour juguler la violence. Cependant, ce plan massif de sécurisation n’empêche pas les extrémistes sunnites de mener des attentats-suicide comme celui à la voiture piégée dans le marché d’al-Sadriyah, le plus sanglant dans la capitale depuis le début de l’année. Au moins 140 personnes y ont péri et 155 ont été blessées. « À...