Rechercher
Rechercher

Actualités

La Dame aux caméras

Dans ce Liban décrépit où la classe politique n’en finit pas de touiller les mêmes sauces, la population n’a d’autre choix que de regarder officier les amateurs étrangers qui de temps à autre viennent jouer les utilités. - Garçon ! Encore une expérience ! - Une expérience, une ! C’est parti ! Cette fois, l’apprenti est en tailleur-pantalon. Elle s’appelle Nancy Pelosi, mais les mauvaises langues l’appellent « la Dame aux caméras ». Pelosi veut régler son compte à George Dobbelyou. Ce qui constitue son droit le plus absolu, dans la mesure où le neuneu texan pédale dans la mouise depuis qu’il a eu la lubie de vouloir rendre les Arabes démocrato-compatibles. Le problème, seulement, est que la haut perchée sur le perchoir US n’a probablement vu des Syriens qu’en photo et que les Libanais vont devoir attendre qu’elle se fasse les dents après les bobards que lui a balancés le Tsar Assadovitch. Une heure entière de bourrage de mou à Damas au cours de laquelle son hôte calcifié en a profité pour effectuer un grand numéro d’autopromotion, ponctué d’hommages aussi divers que convenus à son copain, le Chah persan Ahmadinejad, et au Hezbollah, son pendentif local. À l’entendre, le parti barbu serait devenu une ONG. A-t-on idée de vouloir désarmer une ONG ? Mamie Pelosi a tout de même eu le temps de faire un petit tour en ville. Après le poids des maux, le choc des photos ! Son hôte s’aime tant qu’il a fait placarder pas moins de 12 632 portraits de sa pomme sur les panneaux et torchis de la ville. En Syrie, l’exposition permanente « Ma binette partout » bat son plein. Puis ballet de Mercedes et de 4X4 noires, ripaille et tripaille aux meilleures tables avec valets au pied et aboyeurs aux coins… Bref, l’ophtalmo du Baas lui en a mis plein la vue et Dame Pelouse palpitait aux anges. Reste à savoir s’il a réussi à lui vendre autre chose que du vent. Et à lui prouver surtout que son avenir est aussi brillant que ses chaussures cirées par ses larbins d’ici et d’ailleurs… Gaby NASR
Dans ce Liban décrépit où la classe politique n’en finit pas de touiller les mêmes sauces, la population n’a d’autre choix que de regarder officier les amateurs étrangers qui de temps à autre viennent jouer les utilités.
- Garçon ! Encore une expérience !
- Une expérience, une ! C’est parti !
Cette fois, l’apprenti est en tailleur-pantalon. Elle s’appelle Nancy Pelosi, mais les mauvaises langues l’appellent « la Dame aux caméras ». Pelosi veut régler son compte à George Dobbelyou. Ce qui constitue son droit le plus absolu, dans la mesure où le neuneu texan pédale dans la mouise depuis qu’il a eu la lubie de vouloir rendre les Arabes démocrato-compatibles.
Le problème, seulement, est que la haut perchée sur le perchoir US n’a probablement vu des Syriens qu’en photo et que les Libanais vont...