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Libération d’un diplomate iranien enlevé à Bagdad début février

L’ambassade d’Iran à Bagdad a confirmé hier la libération de Jalal Sharafi, son second secrétaire, kidnappé début février dans la capitale irakienne, a appris l’AFP auprès de l’ambassade iranienne. Âgé de 40 ans, Jalal Sharafi, second secrétaire de l’ambassade d’Iran en poste depuis deux ans à Bagdad, avait été enlevé le 4 février par quatre hommes armés portant un uniforme de l’armée irakienne à Karrada, un quartier à majorité chiite du centre. Le rapt du diplomate iranien était intervenu dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et l’Iran, notamment après l’arrestation par les forces américaines de cinq Iraniens le 11 janvier à Erbil (350 km au nord de Bagdad, Kurdistan irakien), accusés par Washington « d’être étroitement liés aux activités visant l’Irak et les forces de la coalition ». Dans ce contexte, l’Independent d’hier a rapporté que les États-Unis avaient pour but d’arrêter deux hauts fonctionnaires iraniens de la sécurité lors de leur raid à Erbil. Selon le journal britannique, les véritables cibles des Américains étaient Mohammad Jafari, adjoint au chef du conseil national de sécurité iranien, et le général Minojahar Frouzanda, responsable des renseignements de la garde révolutionnaire. Selon certains analystes, la capture de 15 matelots et fusiliers marins britanniques par des « pasdarans » le 23 mars dans le Chatt al-Arab serait à interpréter en partie comme un signal que Téhéran ne resterait pas les bras croisés devant l’arrestation de ses ressortissants en Irak. L’Iran nie tout lien entre les deux affaires. Londres et Washington ont exclu de se laisser entraîner dans un échange global de prisonniers avec Téhéran.

L’ambassade d’Iran à Bagdad a confirmé hier la libération de Jalal Sharafi, son second secrétaire, kidnappé début février dans la capitale irakienne, a appris l’AFP auprès de l’ambassade iranienne. Âgé de 40 ans, Jalal Sharafi, second secrétaire de l’ambassade d’Iran en poste depuis deux ans à Bagdad, avait été enlevé le 4 février par quatre hommes armés portant un uniforme de l’armée irakienne à Karrada, un quartier à majorité chiite du centre. Le rapt du diplomate iranien était intervenu dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et l’Iran, notamment après l’arrestation par les forces américaines de cinq Iraniens le 11 janvier à Erbil (350 km au nord de Bagdad, Kurdistan irakien), accusés par Washington « d’être étroitement liés aux activités visant l’Irak et les...