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Actualités - Analyse

En coulisses…

En coulisses, au cours de ses différents entretiens et notamment avec le PM, Ban Ki-moon a véritablement mis l’accent sur des urgences, comme par exemple la surveillance qu’il faudrait absolue de la frontière avec la Syrie, pour que soit mis un terme au trafic d’armes en tout genre – un sujet qui a été évoqué, dit-on, à Ryad entre Abdallah et Assad. Le Premier ministre lui a répondu, en prenant Dieu pour témoin, qu’il n’a entendu parler d’aucune opération de trafic d’armes, rappelant qu’il est des zones frontalières qu’il est impossible de surveiller en raison des difficultés géographiques. Il a ajouté qu’on ne pouvait pas bâtir toute une théorie à ce niveau en se basant uniquement sur une seule source – israélienne en l’occurrence. Ban a dans tous les cas fermement insisté sur la nécessité de renforcer la capacité – un terme qu’il a répété à maintes reprises – des forces armées libanaises. Il a également mis l’accent sur les survols israéliens qui doivent être arrêtés et sur la question des réfugiés palestiniens et irakiens, et, plus important que tout le reste sans doute, souligné que le tribunal doit être formé quoi qu’il arrive – tout en écartant encore une fois l’option du chapitre VII, pour le moment. Quant à Fouad Siniora, il a beaucoup insisté sur le fait que les fermes de Chebaa doivent impérativement aller sous souveraineté onusienne. Et, selon une source onusienne, il a expliqué à son hôte que s’il a attendu hier pour envoyer le projet de loi du tribunal à Nabih Berry, c’est à la demande expresse de Amr Moussa, qui lui a conseillé d’attendre la fin des pourparlers… Fouad Siniora a également bien fait comprendre à Ban Ki-moon qu’il n’a pas du tout fait coïncider l’envoi du projet par courrier avec la visite du patron du Palais de Verre. Pour sa part, Walid Joumblatt est sorti très énervé de son entretien avec Ban Ki-moon, à cause du refus de Nabih Berry d’accuser réception du projet de loi, et il a affirmé à L’Orient-Le Jour : « Nous allons voir ce que nous allons faire. » Ban Ki-moon a enfin posé de nombreuses questions, tant sur la menace que constitue Fath el-Islam sur la Finul, sur les retombées du sommet de Ryad et le rétablissement des relations saoudo-iraniennes, que sur le point de savoir si le roi Abdallah ou le président Moubarak ont demandé à Fouad Siniora d’effectuer une visite à Damas. Ce à quoi le principal intéressé a répondu par un non catégorique, soulignant qu’il ne se rendra à Damas que si un ordre du jour est préalablement et dûment défini. Khalil FLEYHANE Sylviane ZÉHIL

En coulisses, au cours de ses différents entretiens et notamment avec le PM, Ban Ki-moon a véritablement mis l’accent sur des urgences, comme par exemple la surveillance qu’il faudrait absolue de la frontière avec la Syrie, pour que soit mis un terme au trafic d’armes en tout genre – un sujet qui a été évoqué, dit-on, à Ryad entre Abdallah et Assad. Le Premier ministre lui a répondu, en prenant Dieu pour témoin, qu’il n’a entendu parler d’aucune opération de trafic d’armes, rappelant qu’il est des zones frontalières qu’il est impossible de surveiller en raison des difficultés géographiques. Il a ajouté qu’on ne pouvait pas bâtir toute une théorie à ce niveau en se basant uniquement sur une seule source – israélienne en l’occurrence. Ban a dans tous les cas fermement insisté sur la...