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Actualités

Cette année encore…

C’est une tradition à la maison, je l’ai instaurée et j’espère qu’elle leur fait plaisir autant qu’à moi. Chaque année, pour la fête des mères, je mets sur une table tous les cadeaux que mes trois enfants m’offraient durant leurs premières années d’école. De dessins maladroits mais si beaux, aux éternelles fleurs en papier, en passant par des bricolages ou des cartes de vœux aux mots copiés ou spontanés, toutes les couleurs de la vie s’étalent devant nous. Chaque année, la même tristesse s’empare de moi. J’aurais aimé que leur enfance dure beaucoup plus longtemps. L’un de mes plus tendres souvenirs est, durant les fêtes du collège, leur regard qui me cherchait parmi les autres mamans, j’essayais d’accorder les battements de mon cœur aux pas de leurs danses. Ils menaient alors une vie bien tranquille où la voisine s’appelait Bécassine, où les chats étaient bottés, où les lions pleuraient, où les sirènes tombaient amoureuses, où les souris pouvaient avoir un chien. Mais la vie ne s’arrête pas là. mes enfants grandissent et j’ai la désagréable impression de les jeter en pleine jungle. Mon rôle est de les rendre forts, indépendants et fiers. Je dois pousser mes filles à travailler et les mettre en garde contre les princes charmants qui ne le sont pas tellement. Je dois ancrer dans l’esprit de mon fils qu’être un homme n’est pas une question de muscles. Je dois leur apprendre à respecter les autres et leur avis. Ils devront comprendre que toutes les craintes formulées en questions ne sont pas un manque de confiance, mais un trop-plein d’amour. Ils devront s’unir avec leurs amis pour rendre les mentalités au Liban aussi belles que sa nature. Il est de mon devoir de leur parler des souffrances de notre pays et de leur demander d’en être les remèdes. Le chemin est long, je le sais, je le sens dans mon âme. Prenons-le ensemble, mes enfants, en toute sérénité, avec, espérons-le, le sentiment du devoir bien fait. Léna NJEIM
C’est une tradition à la maison, je l’ai instaurée et j’espère qu’elle leur fait plaisir autant qu’à moi. Chaque année, pour la fête des mères, je mets sur une table tous les cadeaux que mes trois enfants m’offraient durant leurs premières années d’école. De dessins maladroits mais si beaux, aux éternelles fleurs en papier, en passant par des bricolages ou des cartes de vœux aux mots copiés ou spontanés, toutes les couleurs de la vie s’étalent devant nous.
Chaque année, la même tristesse s’empare de moi. J’aurais aimé que leur enfance dure beaucoup plus longtemps. L’un de mes plus tendres souvenirs est, durant les fêtes du collège, leur regard qui me cherchait parmi les autres mamans, j’essayais d’accorder les battements de mon cœur aux pas de leurs danses. Ils menaient alors une vie bien...