La Bourse de Beyrouth a fini la séance d’hier sur un ton stable mais hésitant, les opérateurs restant inquiets de la poursuite du bras de fer entre les forces de l’opposition et de la majorité parlementaire sur le front intérieur. Mais les espoirs de rapprochement entre les protagonistes libanais, en marge du sommet arabe de Ryad qui s’ouvre aujourd’hui, ont entretenu un climat de suspense sur le marché qui s’est traduit par la prudence des donneurs d’ordres aussi bien de vente que d’achat de valeurs libanaises, fait-on savoir de sources boursières.
De ce fait, les opérateurs se sont montrés hier moins unanimes à la hausse comme à la baisse des principales vedettes de la cote. Les actions de Solidere ont continué ainsi d’être diversement traitées, à la hausse pour la catégorie A (+0,62 %) et à la baisse pour la catégorie B (-0,79 %).
Il en est de même des valeurs bancaires avec la petite avance de 0,15 % des certificats GDR de la Bank Audi et de 0,07 % de ceux de la BLOM Bank d’un côté, et de l’autre la stabilité des actions prioritaires de la Byblos Bank à 1,85 $.
Par ailleurs, on a relevé le léger repli de 0,53 % des actions du cimentier Holcim aux industrielles et le maintien des parts du Beirut Preferred Fund à 101,50 $ sur le Junior Market.
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a progressé de 0,09 point seulement ou 0,01 % pour clôturer à 1 224,27 points, dans des volumes toujours légers ne dépassant pas au total la négociation de quelque 51 853 titres d’une valeur de 575 326 $, dont 12 005 actions A et B de Solidere d’une valeur de 194 309 $.
Sur le marché des changes, le dollar est resté encore une fois survendu en l’absence d’intérêt à son achat. Il a continué d’osciller dans les échanges interbancaires entre 1 512,75 et 1 513,25 LL avec un point d’ancrage à 1 513 LL, ont indiqué les cambistes de la place.
Évolution contrastée des grandes Bourses
La plupart des Bourses européennes ont terminé en hausse, rebondissant après leurs forts reculs de la veille. Elles ont été soutenues par un indicateur de confiance IFO meilleur que prévu en Allemagne (107,7 points en mars) et des perspectives de rapprochement entre sociétés dans différents secteurs.
Mais leurs avances ont été freinées par un indice de confiance US qui a déçu (107,2 points en mars contre 111,2 en février). Ce chiffre, plus mauvais que prévu, a contribué à alimenter la nervosité à la Bourse de New York qui a cédé largement du terrain.
Le dollar s’est également ressenti de ces deux indicateurs, allemand et américain, qui ont relancé des spéculations à la hausse de l’euro.
Élie KAHWAGI
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