Ne pas flancher et faire honneur à son rang : l’Italie, près de neuf mois après avoir triomphé à la Coupe du monde, n’a déjà plus le choix face à l’Écosse mercredi puisqu’une défaite ou un nul au stade San Nicola de Bari (Sud) l’éloignerait considérablement de l’Euro 2008.
Le temps passe vite. Après avoir terrassé les meilleurs en Allemagne, les Azzurri jouent aujourd’hui leur crédit face à l’Écosse.
Un crédit qu’ils ont déjà bien entamé. L’été n’était pas encore achevé que deux gifles, coup sur coup, ont vite fait de mettre en pièces l’euphorie post-Mondial : un nul face à la Lituanie (1-1) puis une défaite en France (3-1).
La barre a ensuite été redressée face à l’Ukraine (2-0) puis la Géorgie (1-3). Mais les points perdus, conjugués à ceux gagnés par les adversaires, pèsent déjà dans un groupe B où l’attribution des deux premières places qualificatives concerne quatre nations : France et Écosse, 12 points, Ukraine, 9 points, et Italie, 7 points.
« Nous voulons démontrer que cette équipe n’est pas finie. Je vous le dis : mercredi, cela se passera bien », assure cependant Gennaro Gattuso.
« Cela me mettrait “en pétard” de ne pas aller à l’Euro, poursuit le milieu de l’AC Milan qui a joué un peu plus d’une saison en Écosse, aux Glasgow Rangers (1997-98). Cela ruinerait tout ce que nous avons fait au Mondial. »
« Notre groupe est difficile, continue-t-il. Les deux points perdus contre la Lituanie pèsent lourd, mais si contre l’Écosse nous jouons avec nos armes – combativité, vitesse et technique –, nous pourrons remettre de l’ordre dans le classement ».
L’Écosse, qui a déjà fait tomber la France (1-0), n’a a priori pas les armes techniques, pas plus que les individualités, pour rivaliser avec l’Italie qui, Totti (en retrait temporaire) mis à part, va se reposer sur ses champions du monde. Mais en matière de combativité, les Écossais auront du répondant.
« Nous n’avons pas peur, Mais, c’est sûr, si on ne gagne pas, cela sera dur », insiste Gattuso, tandis que le capitaine Fabio Cannavaro souligne que « c’est un match où nous ne pouvons pas échouer ».
Signe que la pression est montée autour de la Nazionale, Roberto Donadoni s’est emporté lundi contre les médias, critiques tout le long de la préparation du match.
« Je ne comprends pas pourquoi on fait déjà un procès avant que les choses ne se soient déroulées. À la lecture des journaux, j’ai l’impression qu’on a déjà perdu, a déploré le sélectionneur. Si les résultats ne suivent pas, les critiques seront justifiées. Mais il y a encore une rencontre à disputer. »
Soutenu par les joueurs, le Ballon d’or Cannavaro en tête, Donadoni n’ignore de toute façon pas que la Nazionale a toujours forgé ses plus beaux succès dans la difficulté et la défiance de la presse.
Ce fut le cas lors de la Coupe du monde 1982 puis au Mondial 2006. Autant y puiser aujourd’hui de l’inspiration, mais avec précaution puisque l’équipe championne du monde en 1982 ne s’était ensuite pas qualifiée pour l’Euro 84.
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Le temps passe vite. Après avoir terrassé les meilleurs en Allemagne, les Azzurri jouent aujourd’hui leur crédit face à l’Écosse.
Un crédit qu’ils ont déjà bien entamé. L’été n’était pas encore achevé que deux gifles, coup sur coup, ont vite fait de mettre en pièces l’euphorie post-Mondial : un nul face à la Lituanie (1-1) puis une défaite en France (3-1).
La barre a ensuite été redressée face à l’Ukraine (2-0) puis la Géorgie (1-3). Mais les points perdus, conjugués à ceux gagnés par les adversaires,...