La Bourse de Beyrouth a entamé la semaine sur un ton hésitant, se ressentant d’une actualité politique toujours confuse à la veille du sommet arabe de Ryad dont la crise libanaise figure sur son ordre du jour. À cet égard, certains opérateurs estiment que les contradictions, qui gouvernent la situation intérieure, n’apportent aucun espoir de voir les protagonistes libanais s’entendre sur un règlement de cette crise. D’autres opérateurs continuent, en revanche, de voir une certaine chance de réconciliation à l’occasion de la tenue de ce sommet qui s’ouvre demain.
Dans cette attente, les pessimistes ont opté hier pour la poursuite de leurs ventes bénéficiaires par endroits, alors que les optimistes se sont contentés de rééquilibrer leurs portefeuilles titres en rachetant certaines valeurs à la baisse, fait-on savoir dans les salles de marché. En effet, les actions de Solidere devaient être diversement traitées, à la baisse pour la catégorie A (-1,1 %) et à la hausse pour la catégorie B (+0,18 %).
Pourtant, le compartiment des bancaires était plus faible mais diversement orienté vers le bas. Les certificats GDR de la Bank Audi ont abandonné 0,23 % et ceux de la BLOM Bank 0,59 %, ainsi que les actions ordinaires de la Byblos Bank qui ont cédé 3,68 % contrairement à ses actions prioritaires qui ont réduit leurs pertes à 0,53 %.
Sur le Junior Market, la tendance est restée stationnaire avec le maintien des parts du Beirut Global Income à 101 $ et celles du Beirut Lira Fund à 102 500 LL.
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu 5,65 points ou 0,46 % en clôturant à 1224,19 points, dans des volumes toujours maigres, ne dépassant pas au total la négociation de 41 468 titres d’une valeur de 1 302 579 $, dont 9 518 actions A et B de Solidere d’une valeur de 154 288 $.
Au contraire, le marché des changes a continué à se démarquer du marché boursier avec comme corollaire la persistance des offres du dollar à un rythme dépassant le potentiel d’absorption de la demande en cette monnaie. Le billet vert devait se négocier ainsi dans les opérations interbancaires au-dessous du taux d’intervention de la BDL à la vente, qui l’a maintenu à 1 514 LL, pour le faire osciller toute la journée entre 1 512,75 et 1 513,25 LL.
Les Bourses minées par l’immobilier US
À l’étranger, les Bourses européennes ont fini en baisse, pénalisées comme Wall Street par l’annonce d’un fort repli des ventes de logements neufs aux États-Unis (-3,9 %). Cette chute, conjuguée à une nouvelle flambée des prix pétroliers, a ravivé les craintes sur l’état de santé de l’économie US et relégué au second plan les projets de fusions-acquisitions entre plusieurs sociétés qui sont censés soutenir les marchés boursiers.
Dans la foulée, le dollar est reparti à la baisse face à l’euro sur les marchés des changes internationaux.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a entamé la semaine sur un ton hésitant, se ressentant d’une actualité politique toujours confuse à la veille du sommet arabe de Ryad dont la crise libanaise figure sur son ordre du jour. À cet égard, certains opérateurs estiment que les contradictions, qui gouvernent la situation intérieure, n’apportent aucun espoir de voir les protagonistes libanais s’entendre sur un règlement de cette crise. D’autres opérateurs continuent, en revanche, de voir une certaine chance de réconciliation à l’occasion de la tenue de ce sommet qui s’ouvre demain.
Dans cette attente, les pessimistes ont opté hier pour la poursuite de leurs ventes bénéficiaires par endroits, alors que les optimistes se sont contentés de rééquilibrer leurs portefeuilles titres en rachetant certaines valeurs à la baisse,...