La Bourse de Beyrouth, toujours focalisée sur la situation politique intérieure, a été de plus en plus rassurée en cette fin de semaine par la poursuite des rencontres entre le chef du Législatif Nabih Berry et le dirigeant de la majorité parlementaire Saad Hariri. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre de sources proches de ces deux personnalités que le règlement de la crise libanaise avance à grands pas et qu’il pourrait prendre forme avant le sommet arabe de Ryad fin mars. Dans cette perspective, les craintes éprouvées à ce sujet la veille par certains opérateurs n’ont pas tardé à se dissiper, incitant plusieurs intervenants à reprendre leurs achats à bon compte de certaines valeurs mobilières libanaises.
Solidere, qui avait peiné à se reprendre ces derniers jours, a été activement recherchée, ce qui a permis à ses actions A et B de s’apprécier de 1,01 % et de 0,83 % respectivement.
Pourtant, la tendance est restée partagée sur le segment des valeurs bancaires avec d’un côté la remontée des certificats GDR de la Bank Audi de 2,14 % et ceux de la BLOM Bank de 1,11 %, et de l’autre le recul des actions de la Byblos Bank aussi bien ordinaires (-0,54 %) que prioritaires (-2,63 %).
Par ailleurs, on a relevé la hausse de 2,63 % des actions du cimentier Holcim aux industrielles et la stabilité des parts émises par Beirut Global Income à 101 $ et Beirut Golden Income à 102 500 LL.
L’indice BLOM des valeurs libanaises a, en effet, regagné 5,73 points ou 0,46 % à 1 247,76 points, dans des échanges un peu plus nourris que la veille avec 255 799 titres négociés d’une valeur de 5 722 076 $, dont 109 771 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 850 132 $.
Sur le marché libanais des changes, l’offre du dollar a continué de l’emporter sur sa demande, ce qui l’a fait négocier dans les opérations interbancaires sensiblement au-dessous du haut de la fourchette d’intervention de la BDL, soit entre 1 513 et 1 513,50 LL.
Volatilité des Bourses mondiales
Les Bourses européennes ont fini la journée d’hier quasi stables, après avoir réduit leur baisse à la suite de la publication d’indicateurs US rassurants, dont la hausse de 1 % de la production industrielle en février. Elles ont profité aussi de bonnes nouvelles sur le front d’EADS qui a été soutenue par l’annonce d’une commande britannique d’avions ravitailleurs d’un montant de 24,6 milliards $. Cependant, Wall Street a sensiblement reculé dans un marché rendu volatil par l’expiration d’options et de contrats à terme. En outre, les craintes inflationnistes illustrées par la hausse des prix à la consommation de 0,4 % en février ont également pesé sur la tendance.
Le regain d’inflation US n’a guère profité au dollar qui s’est davantage tassé face à l’euro.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats