L’élimination mercredi de la Ligue des champions par le PSV Eindhoven entérine la fin d’une saison ratée pour Arsenal, dont les blessures à répétition du joueur emblématique, Thierry Henry, commencent à devenir inquiétantes.
L’attaquant, rentré en fin de match sans être en mesure de renverser le cours des choses, est sorti du terrain avec des blessures à la cuisse et à la paroi abdominale qui lui feront manquer une bonne partie de la fin de la saison.
Il ne sera pas remis pour le match des qualifications de l’Euro 2008 de la France contre la Lituanie le 24 mars.
À 30 ans, Henry, jusqu’alors épargné par les pépins physiques, a vécu des mois cauchemardesques, les commençant fatigué par le Mondial et les poursuivant par des ennuis physiques répétés : hernie, blessures au pied, à la cuisse...
« Il a eu une saison très difficile », se désole l’entraîneur Arsène Wenger qui sait que l’absence du talisman des Gunners est pour beaucoup dans leur saison pourrie.
Wenger, dont l’équipe est depuis longtemps hors-course pour le titre, a vécu une quinzaine apocalyptique avec une défaite en finale de la Coupe de la Ligue, une élimination piteuse de la Coupe d’Angleterre, et une dernière de la C1, par une équipe qui ne semble pas pouvoir prétendre au rang de grand d’Europe.
« Les deux dernières semaines ont été horribles », « c’est une immense déception pour nous, une cruelle soirée », reconnaît l’entraîneur, condamné à une deuxième saison vierge de titre, le dernier remontant à une Coupe d’Angleterre chanceuse en 2005. Ce bilan doit amener à une sévère remise en question, selon l’ancien attaquant Tony Cascarino : « Le joli football fait-il toujours le bon football ? »
Lourdement endetté
Malgré une finale de Ligue des champions en 2006, que beaucoup s’accordent à décrire comme miraculeuse au grand dam de Wenger, Arsenal décroche par rapport à Manchester United et Chelsea. Les Gunners n’ont plus battu les Blues depuis trois saisons.
Pour la troisième marche du podium, l’arrivée de milliardaires américains risque de donner à Liverpool un avantage financier sur un club que la construction de l’Émirates Stadium a lourdement endetté. Aussi talentueuses soient-elles, les jeunes pousses de Wenger n’ont pas rempli le vide laissé par le départ de cadres, Robert Pires, Dennis Bergkamp, Patrick Vieira, Sol Campbell...
« Nous manquons un peu de précision et de qualité face au but », concède Wenger. Les promesses sur l’avenir et l’étiquette d’« équipe qui pratique un beau football », justifiée de manière de plus en plus épisodique, ne suffisent plus à des supporteurs qui veulent des trophées et dont une partie a quitté mercredi le stade avant la fin du match.
Contre Eindhoven, « on a montré qu’on avait de la qualité, mais on ne peut pas continuer à dire ça tous les soirs. Nous devons gagner des matches et des trophées », reconnaît Gaël Clichy.
« On peut parler de l’avenir, de l’année prochaine, de dans deux ans. Mais la réalité c’est mercredi soir et nous ne nous sommes pas qualifiés. » Les Gunners vont désormais devoir prouver qu’ils ont le cran pour défendre leur troisième place qualificative pour la Ligue des champions. Cela leur fera une médaille en chocolat.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’élimination mercredi de la Ligue des champions par le PSV Eindhoven entérine la fin d’une saison ratée pour Arsenal, dont les blessures à répétition du joueur emblématique, Thierry Henry, commencent à devenir inquiétantes.
L’attaquant, rentré en fin de match sans être en mesure de renverser le cours des choses, est sorti du terrain avec des blessures à la cuisse et à la paroi abdominale qui lui feront manquer une bonne partie de la fin de la saison.
Il ne sera pas remis pour le match des qualifications de l’Euro 2008 de la France contre la Lituanie le 24 mars.
À 30 ans, Henry, jusqu’alors épargné par les pépins physiques, a vécu des mois cauchemardesques, les commençant fatigué par le Mondial et les poursuivant par des ennuis physiques répétés : hernie, blessures au pied, à la cuisse...
« Il a eu...