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MARCHÉS Les USA appellent de nouveau la Chine à hâter les réformes financières

Le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a appelé hier en Chine les autorités de Pékin à profiter de la conjoncture actuelle pour réformer les marchés chinois, une semaine après le minikrach de Shanghai qui a fait trembler les Bourses du monde. « Le manque de développement des marchés financiers chinois place le pays dans une position dangereuse », a estimé M. Paulson dans un discours prononcé à Shanghai, notamment devant le gouverneur de la Banque centrale Zhou Xiaochuan. « Même si ce n’est pas aussi facile politiquement, il est préférable de mettre en place des réformes pendant les périodes de vigueur économique », a-t-il ajouté, avant de répéter qu’il est « plus risqué pour la Chine d’avancer trop lentement que trop rapidement en direction de marchés des capitaux transparents, stables et liquides ». Le secrétaire au Trésor, dont c’est la troisième visite en Chine depuis sa prise de fonctions en juillet, a également appelé Pékin à résorber les déséquilibres de son économie. « Rééquilibrer votre économie et accueillir la concurrence internationale dans les services financiers sont une proposition gagnant-gagnant. La Chine et ses principaux partenaires commerciaux profiteront d’une prospérité accrue qui renforcera d’autres secteurs de l’économie », a ajouté M. Paulson. Réformer les marchés financiers pourrait aussi aider à limiter leur instabilité, a-t-il fait valoir, alors que les Bourses mondiales peinent encore à se remettre de la tourmente qui est partie de Shanghai en début de semaine dernière. « Des marchés financiers sophistiqués donnent aux investisseurs des outils pour gérer la volatilité par le biais d’une variété de techniques et d’instruments financiers, notamment les produits dérivés » et « avoir accès à ces instruments augmente aussi la liquidité des marchés et réduit la volatilité », a-t-il ajouté. M. Paulson a aussi souhaité que les autorités chinoises s’effacent un peu plus sur les marchés. « Les autorités centrales continuent d’être trop impliquées dans les décisions d’investissement », a-t-il affirmé, en ajoutant « qu’augmenter le rythme des privatisations serait bénéfique ». Il a de nouveau appelé Pékin à relâcher son contrôle des taux de change. « Une politique monétaire plus efficace – moins absorbée dans le contrôle des taux de change – pourrait aider les efforts de réformes du système bancaire », a-t-il affirmé. M. Paulson, qui a fait de la Chine l’une des priorités de son action, avec pour objectif d’obtenir une plus grande flexibilité du taux de change du yuan, s’exprimait à l’issue d’une minitournée an Asie qui l’a également conduit au Japon et en Corée du Sud. Mercredi à Pékin, M. Paulson avait rencontré le vice-Premier ministre, Mme Wu Yi, avec qui il a évoqué le « dialogue stratégique économique » commencé en décembre par leurs deux pays. Les États-Unis affichent un déficit commercial record vis-à-vis de la Chine, qui a représenté 232 milliards de dollars en 2006, soit plus du quart du déficit commercial total américain. Cette situation est très décriée aux États-Unis, où les Chinois sont accusés de provoquer une hémorragie d’emplois industriels en maintenant volontairement le yuan sous-évalué. Cité mardi par la presse chinoise, le gouverneur de la Banque centrale Zhou Xiaochuan a cependant exclu toute réévaluation de la monnaie dans l’immédiat. « La flexibilité est suffisante pour le moment », a-t-il dit.
Le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a appelé hier en Chine les autorités de Pékin à profiter de la conjoncture actuelle pour réformer les marchés chinois, une semaine après le minikrach de Shanghai qui a fait trembler les Bourses du monde.
« Le manque de développement des marchés financiers chinois place le pays dans une position dangereuse », a estimé M. Paulson dans un discours prononcé à Shanghai, notamment devant le gouverneur de la Banque centrale Zhou Xiaochuan.
« Même si ce n’est pas aussi facile politiquement, il est préférable de mettre en place des réformes pendant les périodes de vigueur économique », a-t-il ajouté, avant de répéter qu’il est « plus risqué pour la Chine d’avancer trop lentement que trop rapidement en direction de marchés des capitaux transparents, stables et...