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Vive polémique entre Lahoud et Eido

Une vive polémique a éclaté hier entre M. Walid Eido, député de Beyrouth, et le président Émile Lahoud, pris à partie par le parlementaire. M. Eido a adressé au chef de l’État une lettre ouverte qui s’articule autour de l’invitation que l’Arabie saoudite lui avait fait transmettre lundi, pour participer au sommet arabe qui se tiendra en mars prochain à Ryad. Dans le texte rédigé dans son ensemble sous une forme interrogative, M. Eido demande au président Lahoud « ce qu’il compte dire au sommet et qui il représente ». « Allez-vous révéler que le peuple ne vous reconnaît pas et que la majorité libanaise réclame votre démission ou encore que vous enfreignez tous les jours la Constitution et que les députés demandent que vous comparaissiez pour trahison devant la Haute Cour ? » s’est interrogé M. Eido qui accuse, entre autres, le chef de l’État de « protéger des personnes accusées dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri ». La réponse de Baabda n’a pas tardé. « À chaque fois que la majorité provisoire sent que ses projets tombent l’un après l’autre et que l’hypocrisie de ses promesses est révélée, la bande d’insulteurs reprend du service sur ordre de son chef, afin d’attaquer de nouveau la présidence de la République et la personne du chef de l’État », a indiqué la présidence dans un communiqué. Selon le texte, « la majorité a été atterrée par l’invitation saoudienne au chef de l’État et assommée par les vérités révélées par le président lors de son interview à la télévision algérienne ». Le communiqué de Baabda parle « des exploits » de M. Eido du temps où il était juge, mais sans donner de détails. Il s’en prend aussi au député Antoine Zahra, rappelant son « action contre les chrétiens en général et les maronites en particulier ». Si Baabda a attaqué le député de Batroun, c’est parce que M. Zahra avait estimé dans une déclaration que le président Lahoud « n’est pas habilité à juger de la légitimité d’un gouvernement » et lui avait recommandé « de se rendre au Brésil après la fin de son mandat ».
Une vive polémique a éclaté hier entre M. Walid Eido, député de Beyrouth, et le président Émile Lahoud, pris à partie par le parlementaire.
M. Eido a adressé au chef de l’État une lettre ouverte qui s’articule autour de l’invitation que l’Arabie saoudite lui avait fait transmettre lundi, pour participer au sommet arabe qui se tiendra en mars prochain à Ryad. Dans le texte rédigé dans son ensemble sous une forme interrogative, M. Eido demande au président Lahoud « ce qu’il compte dire au sommet et qui il représente ». « Allez-vous révéler que le peuple ne vous reconnaît pas et que la majorité libanaise réclame votre démission ou encore que vous enfreignez tous les jours la Constitution et que les députés demandent que vous comparaissiez pour trahison devant la Haute Cour ? » s’est interrogé M. Eido...