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Actualités

L’outrage et la mémoire David C. CORM

On ne peut que se réjouir qu’un demi-siècle après le pacte national, les sunnites et les druzes aient rejoint les chrétiens de l’époque pour entretenir des relations d’amitié réciproque avec la France qui ne peuvent qu’être utiles et bienvenues pour le Liban. Même les chiites, de par leur présence en Afrique occidentale, sont entre-temps devenus des adeptes convaincus de la culture française au Liban. Or, que constatons-nous aujourd’hui ? L’inconcevable et lamentable évidence que la France n’est combattue et parfois insultée que par deux anciens militaires maronites qui semblent oublier que c’est la France qui a toujours protégé leur communauté depuis des siècles, et pour preuve, la messe annuelle que célèbre le patriarche maronite à Bkerké pour la bénédiction de la France. Si Émile Lahoud n’arrête pas d’offenser la France et son président, tout le monde sait où vont ses sympathies et son allégeance ; mais au moins faut-il constater qu’il est remarquablement fidèle et reconnaissant à ses amis et alliés... et que s’il attaque la France, c’est justement pour leur faire plaisir. La gratitude étant certainement la qualité la moins répandue au Liban, où prévaut le proverbe arabe : « Méfie-toi de celui envers qui tu as été charitable, il faut lui reconnaître au moins le mérite de la reconnaissance. » Confirmant cet adage, c’est un autre maronite qui n’aspire qu’à succéder au président Lahoud, qui ne cesse de s’en prendre à la France. Le général Aoun oublie que c’est la France qui lui a sauvé la vie en le sortant du palais de Baabda sous les bombes syriennes, en l’hébergeant une année entière dans son ambassade et en lui accordant un asile doré de quinze ans en France même. Et qu’a donc fait la France pour mériter tant d’injures de la part de deux généraux à la retraite ? Nous souhaiter un État libre, souverain et démocratique ! On reproche au président Chirac d’avoir appris à aimer le Liban grâce à Rafic Hariri. Et alors ? Pourquoi pas ? Tant mieux, l’amitié de la France et les bénéfices de Paris III sont pour tout le Liban et pour tous les Libanais. Même le président de notre Parlement-fantôme, Nabih Berry, ainsi que le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel-Amir Kabalan, ont tenu à remercier officiellement le président Chirac d’avoir si bien organisé et réussi la conférence de soutien au Liban, Paris III, le 25 janvier dernier. Vu que tout le monde au Liban apprécie et reconnaît le rôle utile et généreux de la France sauf les généraux Lahoud et Aoun, je propose que L’Orient-Le Jour, seul grand quotidien francophone du Proche-Orient, en accord avec le conseil municipal de Beyrouth, lance une souscription pour édifier une belle statue au président Chirac sur une des places de notre capitale, en reconnaissance justement de tous les loyaux services de son pays envers le nôtre durant son mandat qui expire très bientôt. Merci, Monsieur Chirac ! Vive la France, mais aussi et surtout, que vive le Liban ! David C. CORM Architecte Article paru le Vendredi 23 Février 2007
On ne peut que se réjouir qu’un demi-siècle après le pacte national, les sunnites et les druzes aient rejoint les chrétiens de l’époque pour entretenir des relations d’amitié réciproque avec la France qui ne peuvent qu’être utiles et bienvenues pour le Liban. Même les chiites, de par leur présence en Afrique occidentale, sont entre-temps devenus des adeptes convaincus de la culture française au Liban.
Or, que constatons-nous aujourd’hui ? L’inconcevable et lamentable évidence que la France n’est combattue et parfois insultée que par deux anciens militaires maronites qui semblent oublier que c’est la France qui a toujours protégé leur communauté depuis des siècles, et pour preuve, la messe annuelle que célèbre le patriarche maronite à Bkerké pour la bénédiction de la France.
Si Émile Lahoud...