Syrie
Bounni risque une peine
de plus de trois ans de prison
le 19 février 2007 à 00h00
L’opposant syrien et militant des droits de l’homme Anouar Bounni, incarcéré depuis 2006, risque une peine de plus de trois ans de prison pour « propagation de fausses informations », a annoncé hier à l’AFP l’avocat Ammar Qorabi, à l’issue d’une nouvelle audience de son procès. Me Bounni, un avocat, avait été arrêté à Damas en mai 2006 après avoir signé un appel à une réforme radicale des relations libano-syriennes. Le procureur général a annoncé hier qu’il serait poursuivi pour « propagation de fausses informations », « un crime pénal passible de plus de trois ans de prison », a déclaré Me Qorabi, qui préside l’Organisation nationale des droits de l’homme en Syrie (ONDHS). Les autres accusations dont il faisait l’objet ont en revanche « été annulées en vertu de l’amnistie présidentielle décrétée le 28 décembre », a ajouté Me Qorabi. L’avocat était notamment accusé d’avoir « proféré des insultes contre le chef de l’État ».
Libération du numéro deux
de l’Union démocratique kurde
Le numéro deux du Parti de l’union démocratique kurde (Yakiti), Mehieddine Cheikh Aali, « a été libéré vendredi à Damas », a déclaré l’avocat Ammar al-Qorabi. M. Cheikh Aali avait été arrêté le 20 décembre par les services de sécurité, alors qu’il se trouvait dans un café à Alep en compagnie d’un ami. « Il avait été transféré dans un centre de détention des services de sécurité à Damas, où il a été libéré », a précisé l’avocat. Ce responsable kurde « est un modéré et son arrestation n’était pas justifiée, d’autant qu’il n’a fait l’objet d’aucune accusation », a ajouté Me Qorabi, souhaitant que cette libération soit « un premier pas vers celle de tous les détenus politiques ». En vertu de l’état d’urgence en vigueur en Syrie depuis 1963, les autorités peuvent arrêter des suspects sans mandat de la justice. Environ 1,5 million de Kurdes vivent en Syrie, sur une population totale de 18 millions. Il existe en Syrie onze partis kurdes, tous interdits. Leurs responsables se défendent d’avoir des visées sécessionnistes et assurent vouloir uniquement la reconnaissance de leur langue et de leurs droits culturels. Plus de 200 000 Kurdes réclament en outre la nationalité syrienne, qui leur a été retirée après un recensement en 1962.
L’opposant syrien et militant des droits de l’homme Anouar Bounni, incarcéré depuis 2006, risque une peine de plus de trois ans de prison pour « propagation de fausses informations », a annoncé hier à l’AFP l’avocat Ammar Qorabi, à l’issue d’une nouvelle audience de son procès. Me Bounni, un avocat, avait été arrêté à Damas en mai 2006 après avoir signé un appel à une réforme radicale des relations libano-syriennes. Le procureur général a annoncé hier qu’il serait poursuivi pour « propagation de fausses informations », « un crime pénal passible de plus de trois ans de prison », a déclaré Me Qorabi, qui préside l’Organisation nationale des droits de l’homme en Syrie (ONDHS). Les autres accusations dont il faisait l’objet ont en revanche « été annulées en vertu de l’amnistie...
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