Tuéni tourne en dérision le dernier communiqué d’el-Qaëda
le 15 février 2007 à 00h00
Premier à prendre la parole, Ghassan Tuéni a commencé par prononcer le serment d’unité pris par son fils, Gebran Tuéni, place des Martyrs, quelques mois avant son assassinat.
Il a enchaîné : « On parle de crimes contre l’humanité. Le crime contre l’humanité par excellence a été l’assassinat du président Rafic Hariri. En fait, à travers Rafic Hariri, c’est le Liban qu’on a cherché à assassiner. En réussissant à assassiner Rafic Hariri et ses compagnons de lutte, et Pierre Gemayel en dernier lieu, c’est la concorde et l’unité nationale qu’on a voulu assassiner. C’est à ce lien indéfectible, ce lien unique au monde, ce point de rencontre entre les musulmans et les chrétiens, au sein d’un État civilisé dans lequel ils sont unis, égaux en droits et en devoirs, qu’on en voulait. Quelle plus grande preuve de l’inspiration israélienne de ce complot – les exécutants, c’est une autre histoire –, que cette détermination à diviser les musulmans et les chrétiens, pour permettre à Israël de conforter son entité raciste et théocratique. Et plus risible que tout, ce matin, est cette déclaration de l’organisation el-Qaëda, qui réclame l’élimination des armées croisées du Liban, sous prétexte qu’il a eu recours aux armées de l’ONU. Ha ! Bien sûr, la Chine est un pays croisé, l’Indonésie, la Malaisie, la Turquie, pour ne rien dire du Qatar, sont tous des pays croisés ! Mais qu’on se rassure ! Ni el-Qaëda – que ses bases se trouvent en Israël ou plus près de nous – ni les portes de l’enfer ne prévaudront contre le Liban. Complots et assassinats n’ébranleront pas le Liban. Les crimes contre l’humanité, et spécialement celui de la tentative d’assassinat du Liban, à travers l’assassinat de Rafic Hariri et de ses compagnons, doivent être du ressort du tribunal international. »
Premier à prendre la parole, Ghassan Tuéni a commencé par prononcer le serment d’unité pris par son fils, Gebran Tuéni, place des Martyrs, quelques mois avant son assassinat.
Il a enchaîné : « On parle de crimes contre l’humanité. Le crime contre l’humanité par excellence a été l’assassinat du président Rafic Hariri. En fait, à travers Rafic Hariri, c’est le Liban qu’on a cherché à assassiner. En réussissant à assassiner Rafic Hariri et ses compagnons de lutte, et Pierre Gemayel en dernier lieu, c’est la concorde et l’unité nationale qu’on a voulu assassiner. C’est à ce lien indéfectible, ce lien unique au monde, ce point de rencontre entre les musulmans et les chrétiens, au sein d’un État civilisé dans lequel ils sont unis, égaux en droits et en devoirs, qu’on en voulait. Quelle plus...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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